Avant d’entrer dans le vif du sujet et pour éviter tout amalgame, en parlant du monde arabe, je désigne un espace géographique appelé ainsi par convention. Dans les 22 pays arabes, il n’y a pas que des Arabes, il y a aussi les Berbères, population autochtone du Maghreb, les Kurdes et les Arméniens au Machrek ainsi que les croyants des religions monothéistes et leurs multiples doctrines sans oublier les autres minorités athées et j’en passe.

Cela dit, en mettant en ligne Une Égyptienne contre les militaires et les Frères musulmans, ma récente chronique dans le journal Métro, j’ai précisé que Hala Choukrallah est la première chef d’un parti politique dans le monde arabe.

Aussitôt, des amis Facebook m’ont signalé que c’est plutôt l’Algérienne Louisa Hanoune qui est la première femme, chef d’un parti politique. Elle trône à la tête du parti des travailleurs (PT) depuis au moins 30 ans.

J’ai expliqué à ces amis que dans mes recherches, Louisa Hanoune est citée comme porte-parole de son parti jusqu’en 2003, l’année où elle a été désignée secrétaire générale et candidate de son parti à la présidentielle de 2004. Il faut préciser que le PT se base sur une direction collective, comme Québec solidaire chez nous.

Quant à Hala Choukrallah, elle a été élue chef du parti par ses militants lors d’un scrutin documenté au cours duquel elle a dû batailler fort contre d’autres candidats. Je leur ai aussi demandé de me fournir une information sur une élection avec plusieurs candidats en lice qui a mené Louisa Hanoune à la tête de son parti.

La réponse a rapidement suivi avec plusieurs explications. Comme quoi, chef de parti, secrétaire général ou porte-parole, c’est du pareil au même, surtout dans la réalité d’un parti d’extrême gauche qui a longtemps survécu dans la clandestinité.

Certains connaisseurs des dessous de la vie politique algérienne m’ont aussi précisé une chose, l’issue du vote des militants du PT a toujours été connue d’avance, dans l’unanimité et avec peu ou pas de dissidence.

On ne va pas chercher des poux là où il n’y en a pas. Sur la base des informations glanées, l’Algérienne Louisa Hanoune est la première chef d’un parti politique recensée dans ce qu’on appelle communément le monde arabe. L’Égyptienne Hala Choukrallah est la deuxième.

Par ailleurs, puisqu’il est difficile dans cette région du monde d’élaborer des palmarès faute d’archives et, surtout, pour ne pas offusquer les ressortissants des 22 autres pays arabes, je suis à la recherche d’autres femmes chef de parti dans l’histoire moderne de cette section du monde. Pouvez-vous m’aider à établir une liste fiable?

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