Métro La mosquée al-Adsa d’Al-Quds, construite par les musulmans au VIIe siècle, est la troisième mosquée en importance après celles de La Mecque et de Médine en Arabie Saoudite.

Le 4 avril 2012, lors d’une réunion en Arabie saoudite, les ministres arabes de la Jeunesse et des Sports ont décidé de boycotter l’équipementier Adidas, car il a commandité la récente édition du marathon international de Jérusalem.

Bien plus, le prince Nawaf ben Fayçal, le ministre de la Jeunesse et des Sports en Arabie saoudite, qui a présidé la réunion, a annoncé que les ministres arabes ont décidé de boycotter toutes les compagnies qui ont commandité le marathon de Jérusalem.

Mais qu’est-ce qui rend le Marathon de Jérusalem aussi controversé pour les Arabes? Jérusalem est le cœur du conflit israélo-palestinien. Si Israël considère Jérusalem unifiée comme sa capitale éternelle, de l’autre côté, pour les Palestiniens, et donc les Arabes et les musulmans, Jérusalem est avant tout la ville d’Al-Quds occupée.

Les musulmans de la planète considèrent Al-Quds comme une terre sacrée et la prunelle de leurs yeux, car historiquement, il y a presque 15 siècles, avant de se tourner face à La Mecque pour la prière, le prophète de l’islam priait en direction d’Al-Quds. De ce fait, la mosquée al-Adsa d’Al-Quds, construite par les musulmans au VIIe siècle, est la troisième mosquée en importance après celles de La Mecque et de Médine en Arabie Saoudite.

Or, la mosquée al-Aqsa est située sur un lieu très symbolique, puisqu’il s’agit, selon la tradition juive, de l’emplacement du temple de Salomon, reconstruit au VIe siècle av. J.-C.

La guerre sportive a «pogné» de plus belle! Cette affaire ne s’arrêtera pas juste au boycottage d’Adidas et les autres commanditaires du marathon de Jérusalem. Les ministres arabes avaient également décidé l’organisation de marathons sous le thème «Jérusalem nous appartient» dans l’ensemble des pays arabes à la date de la tenue du prochain marathon de Jérusalem, en mars 2013.

Il faut préciser qu’à cause du conflit israélo-palestinien, Israël est boycotté par tous ces voisins arabes et musulmans. Jusqu’au début des années 1970, l’État hébreu était membre des confédérations asiatiques de sport et disputait les compétitions sportives organisées au sein de cette zone. Israël a même remporté la coupe d’Asie de soccer en 1964 avant de se qualifier pour la phase finale du Mondial de 1970 au Mexique.

C’est après la guerre de 1973 qu’Israël a été exclu de toutes les fédérations sportives d’Asie avant d’être accepté dans les organisations européennes. C’est ainsi que ce pays a été admis au sein de l’UEFA (Union des associations européennes de football) en 1994. Il disputait d’ailleurs depuis 1991 les compétitions de la zone Europe.
En effet,  quand un pays arabe doit affronter Israël lors d’une compétition internationale, il boycotte automatiquement. Plusieurs exemples existent. Le plus médiatisé à eu lieu au Jeux olympiques d’Athènes en 2004, quand l’Iranien Arash Miresmaeili, double champion du monde de judo (2001 et 2003) dans la catégorie des moins de 66 kg, a déclaré forfait dès le tirage au sort du premier tour pour ne pas affronter son adversaire israélien, Ehud Vaks.

À la guerre comme à la guerre, même dans le sport!

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