Marcel Burkhard/Wikipedia Le harfang des neiges, oiseau emblématique du Québec, a vu sa population décliner de 64 % depuis 1970.

Le chant d’un milliard et demi d’oiseaux manque dans le ciel du Canada en raison de la dégradation des écosystèmes où ils se reproduisent, selon un rapport publié cette semaine par le réseau Partners In Flight (PIF), qui réunit 150 organisations dédiées à la conservation des animaux ailés.

Le déclin des oiseaux d’Amérique du Nord se poursuit de façon continue depuis les années 1970, signale le PIF, et à un rythme qui force désormais les autorités à entreprendre des actions urgentes si elles veulent freiner l’hécatombe.

Ainsi, le rapport signale que 20 % des 448 espèces d’oiseaux présentes aux États-Unis et au Canada se dirigent droit vers l’extinction si aucun effort de conservation n’est consenti.

Les oiseaux sont des indicateurs de l’environnement. Si eux sont dans le trouble, nous savons que ce ne saurait tarder avant que nous-mêmes le soyons. -Roger Tory Peterson, un éminent ornithologue américain cité par le rapport de Partners In Flight

Les 86 espèces les plus menacées auraient perdu, au cours de quatre dernières décennies, plus de la moitié de leur population, établit le rapport. Et les perspectives s’annoncent sombres pour l’avenir de ces oiseaux, puisque leur déclin risque de se poursuivre à la même cadence au cours des 40 prochaines années.

Certaines espèces ont été radicalement décimées au cours de cette période, comme les gros-becs errant, qui ont vu 92 % de leurs semblables périr depuis les années 1970. La baisse de la population d’harfangs des neiges, quoique moindre, n’en demeure pas moins dramatique : 64 % en 40 ans, soit un niveau qui met en danger la survie à long terme de cet oiseau dont le Québec s’est fait un emblème. À ce rythme, les prochaines générations ne pourront voir ces animaux que sur les anciens billets de 50 $.

Accumulé, le déclin des différentes espèces totalisent un nombre effarant d’oiseaux qui ne volent plus dans le ciel : 1,5 milliards, selon l’évaluation du PIF. De quoi être tout, sauf aux petits oiseaux…

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