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Le prix des aliments pourrait augmenter de 3% à 5% l’an prochain, selon une étude menée par des chercheurs de l’Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse et rendue publique mardi. Cela se traduirait par une hausse annuelle de la facture pouvant aller jusqu’à 420$ pour une famille canadienne moyenne.

Il s’agit d’une hausse plus importante que celle de l’an dernier, et plus grande que ce qui est considéré «acceptable» (entre 1% à 2%).

«[P]lusieurs d’entre nous vont devoir se serrer la ceinture autant à l’épicerie qu’au restaurant», a affirmé dans une lettre ouverte Sylvain Charlebois, professeur à l’Université Dalhousie et chef de l’équipe qui a rédigé le Rapport 2017 sur le prix des aliments.

La faiblesse du dollar canadien, les coûts énergétiques, les phénomènes météorologiques et les politiques protectionnistes anticipées du nouveau président des États-Unis, Donald Trump, seront à blâmer pour l’augmentation du prix des fruits, des légumes, des noix et des viandes (dont le porc). Les prix des produits laitiers, des œufs, du pain et des céréales devraient quant à eux rester stables.

«On s’attend à une hausse beaucoup plus modeste au Québec par rapport au reste du Canada, de 3 à 3,5 % à peu près, a précisé M. Charlebois à La Presse Canadienne. Tandis qu’en Colombie-Britannique et en Ontario, on anticipe des hausses plus élevées, de près de 5 pour cent».

Selon une autre étude publiée cette année par l’Université Dalhousie, plus de 47,2% des ménages québécois avaient décidé de faire des ajustements à leurs menus en tenant compte des spéciaux affichés par les marchands, dans le but de réduire leur facture d’épicerie. Les Québécois auraient ainsi été plus nombreux que les autres Canadiens à faire ces changements d’habitudes. «Les consommateurs québécois sont en transition, ils sont à la recherche d’aubaines de plus en plus. Et nous on estime qu’en 2017, la chasse aux aubaines au Québec risque de continuer, forçant les détaillants à garder les prix un petit peu moins élevés» qu’ailleurs au pays, a affirmé M. Charlebois à La Presse Canadienne.

En 2016
Les chercheurs ont précisé que l’année 2016 a connu une hausse des prix des aliments moins importante que prévue. Bien que les prix aient augmenté en début d’année (les choux-fleurs vendus à 8 $ avaient suscité de nombreuses réactions), ils ont ensuite stagné, puis diminué. Au final, la hausse pour 2016 a été de 2,5%, alors que l’augmentation anticipée se situait entre 2% et 4%.

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