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C’est le contenu qui compte. Cette affirmation peut sembler évidente, mais à l’ère du paraître,
on a parfois l’impression que les emballages – voire le suremballage – des cosmétiques prennent le dessus 
sur les produits eux-mêmes, marketing oblige. Une prise de conscience collective s’impose. Réflexions.

«Pour vendre leurs produits et attirer l’attention des consommateurs, les fabricants de cosmétiques misent beaucoup sur les emballages flamboyants ou chic, déplore Équiterre sur son site web. Ainsi, la plupart des produits cosmétiques sont généralement suremballés.»

De plus en plus de marques le réalisent et font des efforts pour limiter leur empreinte environnementale, est-il possible de constater en magasin. Par exemple, le volume du nouveau coffret de la crème Orchidée Impériale, un soin haut de gamme de Guerlain, a été réduit de 40% et pèse 60% moins que la version précédente, a précisé la maison française à l’occasion du lancement du produit.

Yves Rocher a aussi réduit la quantité de plastique dans ses tubes (de 25%, selon la marque), alors que les «flacons et pots en plastique sont recyclables et contiennent du plastique recyclé», souligne Marianne Dubois-Poirier, coordonnatrice de marque.

Du côté de L’Occitane, on se targue d’avoir une approche «éco-design» en sélectionnant des matériaux moins polluants ou même recyclés. Quand c’est possible, on se passe carrément des boîtes de carton dans lesquelles on trouve habituellement les flacons, pratique aussi adoptée par Avène (groupe Pierre Fabre) pour ses démaquillants depuis l’été dernier.

Réduire la quantité de déchets peut aussi passer par les recharges, estime l’ingénieure en emballage Mia Rivard. «Dans la stratégie des 3R, il y a les mots réduire, réutiliser et recycler, résume-t-elle. On peut donc commencer par réduire les composants qui ne sont pas recyclables. Si, par exemple, tu produis un beau boîtier tape-à-l’œil non recyclable, comme ça arrive dans le milieu des cosmétiques, en offrant les recharges, tu améliores ton cas.»

Par ailleurs, «plus une bouteille est petite, moins elle est intéressante d’un point de vue écolo», continue-t-elle. C’est donc dire que les formats «familiaux» sont nettement plus avantageux à bien des égards… pourvu qu’on n’en gaspille pas la moitié.

Au Québec
Certaines marques d’ici, bien que produisant à plus petite échelle, font aussi leur part. Lancée récemment sur le marché, la gamme de soins Juvente collabore avec un imprimeur détenant plusieurs certifications (Greenworks, FSC, Recyc-Québec et Napim), assurant notamment l’utilisation d’encres végétales.

Un choix qu’a aussi fait l’entrepreneure Mélissa Harvey, dont la gamme de produits certifiée Ecocert, Zorah biocosmétiques, fête ses 10 ans cette année.
«Chez Zorah, la réduction de notre empreinte écologique fait partie de notre ADN, indique-t-elle par courriel. Comme nous le disons souvent, nous travaillons à changer le monde… un petit pot à la fois.»

Selon la chef d’entreprise, «la force qui mène au changement, ce sont les consommateurs. Chaque fois qu’une cliente achète un produit Zorah, continue-t-elle, elle envoie un message à toute l’industrie des cosmétiques: je veux de bons produits, plus respectueux des humains et de la planète.»

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