Josie Desmarais/Métro

Les dénonciations d’un groupe d’infirmières de l’unité des naissances au CHU Sainte-Justine ont suscité beaucoup de réactions lundi.

Plusieurs infirmières ont confié à Radio-Canada que le manque d’effectifs avait conduit à une hausse des incidents, dont certains auraient mis la sécurité des patients en danger.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a nié que la situation soit problématique, qualifiant «d’enflure» la sortie des infirmières. «Vu le transfert dans un environnement très différent, l’administration a dit au personnel de signaler les plus petits détails pour vivre une transition sans danger pour la clientèle. C’est dans ce cadre que l’administration a vu ses signalements augmenter, a expliqué M. Barrette. Je trouve ça déplorable de laisser entendre que les gens sont en danger en allant à Sainte-Justine.»

De son côté, la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), une organisation syndicale qui représente 66 000 membres, majoritairement des infirmières, estime que le CHU Sainte-Justine n’est pas le seul établissement où la sécurité des patients serait mise à mal. «On a ici des infirmières qui ont brisé la loi du silence. Il y a d’autres établissements où les compressions ont des effets dévastateurs, mais où les infirmières n’osent pas parler», a commenté le vice-président de la FIQ, Daniel Gilbert.

Pour sa part, l’Ordre des infirmières a dit avoir envoyé une équipe pour vérifier si la pratique des infirmières à Sainte-Justine est adéquate pour le public.

Diane Lamarre, porte-parole du Parti Québécois en matière de santé, a quant à elle réclamé une enquête du Protecteur du citoyen, alors que le député de Québec solidaire Amir Khadir a décidé de rencontrer les infirmières du CHU Sainte-Justine mardi matin.

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