L’association Gai Écoute a lancé officiellement un nouvel outil de lutte contre l’homophobie lundi, à Montréal.

Le Registre des actes homophobes (RAH) est qualifié de première mondiale par l’organisme. Il permet de dénoncer tout acte homophobe, que l’on en soit victime ou témoin.

L’anonymat et la confidentialité sont le cœur du lancement du RAH. «Des personnes se voient obligées de rendre leur sexualité publique quand elles se présentent devant la justice, ce qui peut décourager à porter plainte», justifie Laurent McCutcheon, président de Gai Écoute.

Selon l’organisme et le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM), beaucoup d’actes homophobes passent sous silence. Alain Gagnon, commandant au SPVM, parle d’un «chiffre noir, regroupant les actes non dénoncés.»

Le SPVM, qui propose un système similaire sur son site internet, compte sur ce registre pour permettre un recensement plus complet de ces actes et pour en obtenir un meilleur profil. Le RAH permettra aux différents partenaires engagés d’adapter leurs stratégies de prévention et d’intervention au plus près de la réalité.

Ce programme a reçu le soutien financier du bureau de lutte contre l’homophobie du ministère de la Justice. Un rapport compilant les informations obtenues sera rendu public d’ici 2 ans.

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