Josie Desmarais/Métro Denis Villeneuve, mardi

Le cinéaste Denis Villeneuve a reçu mardi un doctorat honorifique de l’Université du Québec à Montréal.

«Je n’en reviens pas encore, a confié le réalisateur aux membres de la presse réunis sur la scène de la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, quelques minutes après la cérémonie.

Si, à la fin de son baccalauréat, il n’avait pu assister à la collation des grades, accaparé par sa préparation à la Course destination monde, il savourait hier cette véritable première fois.

«J’étais en sciences avant et j’étais un élève qui était relativement talentueux, évoque-t-il. Mais j’avais vraiment l’appel profond. C’était insécurisant. Aller en cinéma en 1987, les gens me regardaient et étaient perplexes autour de moi.»

«Ça arrive vraiment à un moment où je sens qu’il faut que je réfléchisse à la façon d’évoluer en tant que cinéaste, à la façon de me renouveler.»
Denis Villeneuve, qui vient tout à la fois  de recevoir un doctorat honorifique de l’UQAM et d’avoir 50 ans.

Le cinéaste et scénariste ne s’est pas découragé, apprenant l’ABC de son métier, créant des films qui allaient marquer le septième art québécois (Maelström, Polytechnique, Incendies), avant de faire sa place à Hollywood avec Prisoners, Sicario et Arrival, où il a été mis en nomination pour l’Oscar du Meilleur réalisateur.

Il a d’ailleurs passé le dernier mois à Los Angeles et à New York, où il a fait du lobbying afin de mousser les chances aux Oscars de son dernier-né, Blade Runner 2049. «J’ai fait la run habituelle qu’avait faite Amy Adams l’année dernière à ma place [pour Arrival], révèle le metteur en scène. Je viens de terminer la première grande étape.»

En attendant la seconde, Denis Villeneuve prévoit prendre un peu de répit, ce qui lui permettra de se ressourcer et de renouer avec l’écriture afin de s’attaquer au chef-d’œuvre de science-fiction Dune, de Frank Herbert.

«Je pense que je ne me suis pas senti comme ça depuis Incendies, admet celui qui célébrera son doctorat honorifique en assistant à la première projection du court métrage de sa fille, étudiante en cinéma. C’est important pour moi de retourner à la source, de repartir au tout début de la genèse des films… Ça me donne beaucoup d’énergie. Ce sera une longue adaptation Dune

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