Capture d'écran/Facebook

Dans une vidéo publiée lundi, la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM) s’est livrée à une attaque directe contre un syndicat de professeurs, qu’elle accuse de mettre des bâtons dans les roues aux étudiants qui souhaitent que le processus de plaintes pour harcèlement soit modifié.

Le Syndicat général des professeurs et professeures de l’Université de Montréal (SGPUM) a récemment déposé un grief contre l’université «pour nous faire taire», déplore la FAÉCUM.

La fédération étudiante écorche aussi l’administration au passage. «L’UdeM [Université de Montréal, NDLR] répète qu’elle est d’accord avec nous. C’est l’fun, mais on attend qu’elle agisse», déclare l’un des trois porte-parole dans la vidéo qui avait été visionnée près de 9000 fois lundi après-midi.

C’est le processus de traitement des plaintes qui est au cœur du litige entre les étudiants et le syndicat des professeurs. Lorsqu’un étudiant porte plainte contre un professeur, le comité qui l’entend est uniquement composé d’enseignants, actuels ou anciens, selon la FAÉCUM. «Des chums qui jugent des chums», allèguent-ils.

Le 10 octobre dernier, la FAÉCUM a lancé une campagne «OmertàUdeM» pour faire avancer leur cause, dénonçant le statu quo dans le processus de plaintes.

À compter du 1er janvier 2019, le gouvernement du Québec obligera tous les cégeps et les universités à se doter d’une politique relative à la lutte au harcèlement sexuel dans les campus. Bien que l’UdeM en possède déjà une, les étudiants jugent que le moment est opportun pour modifier le processus de traitement des plaintes afin qu’il soit plus équitable.

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