Josie Desmarais/Métro

En cosignant une tribune pour réclamer des engagements sociaux du futur gouvernement du Québec, 38 organismes communautaires et syndicats ont uni leurs voix pour défendre des idées qu’ils jugent marginalisées dans le discours politique.

Les signataires d’un appel pour préserver le filet social, rassemblés au sein de la Coalition main rouge, exhortent les candidats et les électeurs à s’intéresser aux enjeux sociaux, touchant entre autres l’éducation, la santé et la santé. Ils ont critiqué les coupes dans les services sociaux et la santé, réalisées au «détriment de la majorité de la population et au prix de l’affaiblissement de notre filet social», ont-ils écrit dans leur tribune.

Dénonçant l’écrasant monopole de la pensée néolibérale dans la politique québécoise, Claude Vaillancourt, président de la branche québécoise de l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (ATTAC-Québec), a dénoncé les conséquences de ces politiques menées au Québec depuis plus de 30 ans, qui ont eu pour effet de défaire selon lui le filet social, sensé protéger les Québécois de la pauvreté.

«On a vécu plusieurs années de coupes et de compressions des programmes sociaux qui ont affecté le modèle québécois, tel qu’on l’avait. La réponse des différents partis n’est pas très forte. C’est pour ça qu’on pense qu’il est nécessaire de faire pression sur ce sujet», a-t-il déclaré.

ATTAC milite dans trente pays pour une plus juste répartition des richesses, notamment par l’impôt et par la lutte à l’évasion fiscale. M. Vaillancourt rejette d’emblée l’argument du manque de moyen de l’État pour financer les programmes sociaux. Pour lui, Québec pourrait aller chercher davantage d’argent en luttant contre les paradis fiscaux.

«On prône une fiscalité plus équitable. On considère que les inégalités sociales sont toujours croissantes. C’est un problème majeur qu’il faut réduire», a-t-il défendu.

Les organismes communautaires, subventionnés en partie par le gouvernement provincial, ont pour mission d’aider les Québécois les plus pauvres, que ce soit pour la recherche d‘emplois, l’aide alimentaire ou le logement. Les compressions et le manque de financement empêchent ces organismes de remplir leur mission, laissant sur la touche de nombreuses personnes vulnérables, selon Jean-Yves Joinet, de la Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire (TROVEP), qui regroupe plusieurs organismes communautaires québécois.

«Plus l’état se désengage du social et du service public, plus ça retombe sur le communautaire. On se retrouve avec des gens qui passent à travers les mailles», a-t-il dénoncé.

En s’engageant dans la campagne, les syndicats et organismes communautaires prônent des politiques davantage orientées à gauche, alors que la droite libérale, représentée par le Parti libéral du Québec et la Coalition avenir Québec, dominent dans les intentions de vote. Pour M.Vaillancourt, seul Québec Solidaire défend une véritable «politique sociale de gauche».

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