Getty Images/iStockphoto Un paysage des sables bitumineux de l'Alberta.

Quelque 70 000 étudiants comptent se lancer dans la dénonciation de l’exploitation des sables bitumineux et la construction d’oléoducs au Canada.

Le groupe Étudiant(e)s contre les oléoducs (ÉCO) est formé entre autres du Concordia student union (CSU), de la Fédération des associations étudiantes de l’université de Sherbrooke (FAÉUS) et de la Fédération internationale des associations d’étudiants en médecine (IFMSA).

ÉCO ne se cache pas de s’être inspiré de la grande vague de manifestations étudiantes du printemps 2012. «On sait que les compagnies pétrolières ont beaucoup de pouvoir, elles sont parmi les plus riches au monde. Donc, pour pouvoir freiner les oléoducs, il va falloir faire une grande mobilisation militante autour de cet enjeu, affirme son co porte-parole, Anthony Garoufalis-Auger, aussi vice-président de la CSU. Certainement, le printemps 2012 nous a inspiré. Ce qu’on a vu aux États-Unis et en Colombie-britannique [NDLR: où des citoyens ont réussi à bloquer les projets d’oléoduc KeystoneXL et Northern Gateway, respectivement], c’est que l’action citoyenne réussit à arrêter ces projets là.»

Il explique que ce sont les étudiants d’aujourd’hui qui auront à subir les «effets désastreux» des changements climatiques, causés en bonne partie par l’exploitation et l’utilisation d’hydrocarbures, tels que les sables bitumineux, juge-t-il. «Un étudiant de 19 ans va encore être vivant quand on verra les pires résultats des changements climatiques», laisse-t-il tomber.

M Garoufalis-Auger affirme en outre que d’autres «grosses» associations étudiantes sont sur le point de se rajouter à ÉCO. Les associations en question auraient déjà voté des mandats pour opposer les sables bitumineux ou les oléoducs. «On est en discussion avec eux»,admet-il.

Le groupe étudiant lance jeudi sa campagne de sensibilisation, en vue d’une manifestation le 15 novembre. Outre la manifestation, M. Garoufalis-Auger promet d’autres actions de mobilisation dans les prochains mois et tout au long de l’hiver.

Détails à suivre.

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