Adrian Wyld Adrian Wyld / La Presse Canadienne

OTTAWA – Une nouvelle étude corédigée par un scientifique canadien suscite des craintes sérieuses relativement à l’impact des pesticides sur les bourdons.

Les auteurs de l’étude, qui a été publiée lundi dans «Functional Ecology», ont découvert que même une exposition de faible intensité aux pesticides pouvait miner la capacité des bourdons à développer les habiletés dont ils ont besoin pour recueillir le nectar et le pollen.

Même si plusieurs études ont déjà été réalisées concernant les effets des pesticides sur les abeilles, celle-ci est la première à examiner comment les produits chimiques peuvent affecter la capacité des bourdons à butiner les fleurs sauvages communes.

Nigel Raine, professeur à l’Université de Guelph et auteur principal de l’étude, a expliqué que si l’exposition de faible intensité aux pesticides influençait la capacité d’apprentissage des abeilles, celles-ci pourraient avoir de la difficulté à amasser de la nourriture.

Cela pourrait aussi diminuer leur aptitude à effectuer la pollinisation des plantes cultivées et sauvages, ce qui pourrait ultimement nuire à la chaîne alimentaire.

L’étude, qui a été corédigée par Dara Stanley de l’Université Royal Holloway de Londres, indique également que, si les bourdons exposés aux pesticides dans la nature recueillent plus de pollen que ceux en élevage, ces derniers ont été en mesure d’apprendre comment extraire du nectar de fleurs complexes après un nombre moins élevé de visites.

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