L’actrice Angourie Rice continue à se faire un nom, et avec Every Day, on ne risque pas de l’oublier.

C’est le soir de la Saint-Valentin. Angourie Rice cumule les entrevues téléphoniques, changeant d’interlocuteur toutes les 10 minutes. Une pratique qui n’est pas sans évoquer celle de son nouveau film, Every Day, où son personnage fait la rencontre d’une âme qui se réveille, chaque jour, dans le corps d’une nouvelle personne.

«C’est une idée intéressante, vous ne trouvez pas? lance-t-elle, fébrile, au bout du fil. Ça soulève plein de questions fascinantes sur ce que ça fait d’être dans la peau des autres.»

Ce long métrage réalisé par Michael Sucsy (The Vow, Grey Gardens) et scénarisé par Jesse Andrews (l’auteur de Me and Earl and the Dying Girl) à partir du populaire roman de David Levithan (qui avait coécrit le livre Nick & Norah’s Infinite Playlist) cherche à être plus qu’une simple romance adolescente. S’il est mignon dans sa façon de mélanger des thèmes universels – premier amour, récit identitaire, passage de l’enfance à l’âge adulte – avec une trame sonore plus qu’appropriée (The The, Future Islands, Twin Shadow), son ambition lui permet de traiter également de solitude, d’empathie et de la difficulté de connecter avec les autres.

«Le film nous rappelle surtout l’importance d’être dans le moment présent, explique son interprète australienne, qui vient de fêter son 17e anniversaire. Ça et qu’on peut tomber en amour avec n’importe qui, dans les endroits les plus insoupçonnés.»

«Ce n’est pas un film romantique comme les autres. Il y a quelque chose de spécial dans celui-ci.» – Angourie Rice, héroïne de Every Day

Révélée par l’hilarant The Nice Guys, celle qui pourrait très bien être la prochaine Reese Witherspoon passe déjà des films d’auteur (The Beguiled de Sofia Coppola) aux superproductions hollywoodiennes (le dernier Spider-Man), trouvant dans Every Day son rôle le plus substantiel à ce jour.

«Je suis pratiquement de toutes les scènes et c’était un défi aussi exaltant que terrifiant, explique la comédienne, que l’on verra plus tard cette année dans Ladies in Black de Bruce Beresford (Driving Miss Daisy). Je travaillais pendant 12 heures et c’est un personnage qui méritait ce genre d’investissement. Je ne pouvais pas prendre le rôle à la légère. Ce fut une immense expérience, incroyablement enrichissante.»

En voilà une qui est partie pour la gloire.

Tendre et folle adolescence
L’adolescence n’est pas un âge ingrat pour tout le monde. C’est à ce moment charnière de l’existence qu’Angourie Rice a été lancée en orbite, cinématographiquement parlant, par l’entremise de l’inquiétant drame apocalyptique These Final Hours, paru en 2013.

«Tout a commencé au début de mes études secondaires, et maintenant qu’elles tirent à leur fin, ma carrière devient sérieuse, confie la comédienne. Ma vie a évidemment changé : je voyage davantage, je manque plus souvent l’école, je vois moins mes amis. Mais j’espère que je suis demeurée la même personne, que cette incroyable aventure m’a seulement rendue un peu plus sage.» martin gignac

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