Martine Delvaux vit à Montréal depuis 15 ans, où elle enseigne la littérature. Elle a publié des essais et des romans, dont C’est quand le bonheur? (2007) et Rose amer (2009).

Pour son troisième roman, Les cascadeurs de l’amour n’ont pas droit au doublage, Martine Delvaux s’applique à coudre ensemble les clichés effilochés de l’amour. Un livre qui solde pour de bon les comptes du ratage amoureux.

Le coup de foudre et la passion ont dégénéré en conflit, puis en guerre, à la vitesse de l’éclair. Pourtant, elle était certaine d’être en train de vivre une grande histoire, l’histoire de sa vie.
Mais elle a pu écrire ce livre – une ultime missive envoyée du front, du champ de bataille de la rupture.

Quel est votre livre de chevet en ce moment?

J’en ai plusieurs, je passe de l’un à l’autre. Ces jours-ci, je suis entre le Elle Québec et Les Belles endormies de Yasunari Kawabata.

Que faites-vous quand vous n’écrivez pas?

Quand je n’écris pas, je travaille; quand je ne travaille pas, je m’occupe de ma vie familiale; et quand tout ça est fini, je regarde des films et des téléséries. En ce moment, je suis plongée dans In Treatment, avec Gabriel Byrne.

Qui sont vos auteurs étrangers incontournables?
Annie Ernaux, Christine Angot, Emmanuel Carrère, Philip Roth…

Qui sont vos auteurs québécois et canadiens incontournables?
Nelly Arcan, à cause de ce qu’elle a écrit, et aussi à cause de ce qu’on a fait d’elle… une femme sacrificielle.

Quel est le livre que vous avez le plus aimé?
The Road, de Cormac McCarthy

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire?
L’ennui.

Vous glissez-vous dans la peau de vos personnages?
Robert Merle disait : «Quoi de plus vulgaire qu’un personnage inventé!». Je crois que je ne peux pas dire mieux que ça!

Quelles sont vos routines d’écriture?
Pendant longtemps, j’ai écrit dans des cafés. Maintenant, j’écris souvent à la maison. Mais ce que j’aime surtout, c’est de me transposer, changer de pays, me parquer ailleurs pour écrire. Je n’écris pas à la main (sauf pour prendre des notes). J’ai vraiment besoin de la machine. Sinon, rien ne se produit. C’est physique!

Les cascadeurs de l’amour n’ont pas droit au doublage
Martine Delvaux
Héliotrope

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