©Tie-Ting Su ChenYing

Chaque semaine, Métro pose quelques questions à un auteur.

C’est en 1989 que la Chinoise d’origine a posé ses valises à Montréal. Lauréate de quelques prix littéraires, Ying Chen a déjà plusieurs bouquins à son actif.
Dans La rive est loin, son 11e roman, une femme rêveuse et un scientifique, qui vivent ensemble depuis de nombreuses années, sont devenus des étrangers l’un pour l’autre. La maladie vient soudain bousculer leur univers.

Que lisez-vous en ce moment?
Je viens de terminer Le dernier homme, de Camus. Je suis en train de lire un entretien entre Duras et une journaliste italienne, en même temps que le nouveau recueil d’essais d’Yvon Rivard, Aimer, enseigner.

Qui sont vos trois auteurs préférés?
Pour ne parler que des Québécois : Saint-Denys Garneau, Yvon Rivard et Jean François Beauchemin.

Qu’est-ce qui vous a amenée à l’écriture?


Le désir de vivre une vie plus vaste, plus étendue et plus profonde, que celle matérielle.

Chaque écrivain a des routines d’écriture qui lui sont propres. Quelles sont les vôtres?
Je n’ai pas de routine. Plus maintenant. J’ai voulu que la littérature soit pour moi un mode de vie, une retraite.

En tant qu’auteure, quelle est votre plus grande peur?


Écrire est une activité très sédentaire. J’hésite beaucoup entre mon bureau et mon jardin.

Quelle est votre expression ou citation favorite?
«La rive est loin», comme dit le titre de mon roman, mais elle est proche aussi, dépendamment comment on regarde.

Quel livre auriez-vous aimé écrire?
Je ne sais pas. Je n’ai pas trou­vé de livre parfait, ni chez les anciens ni chez les modernes. Je pense qu’on ne peut écrire que ce qu’on sait écrire.

Quel est votre pire défaut littéraire?
Je n’arrive pas à faire rire. J’apprécie l’humour. J’admire énormément Molière. Il est mille fois plus difficile d’écrire de la comédie que de la tragédie.

De quoi êtes-vous le plus fière en tant qu’auteure?


Je suis contente d’avoir osé de creuser mes propres sillons et d’être restée fidèle à certains idéaux littéraires que j’ai depuis l’enfance.

Que préférez-vous dans l’écriture? Qu’aimez-vous le moins?


J’aime élever un sujet concret et lui donner une portée poétique. J’aime faire en sorte que les mots deviennent des notes de musique. La correction du texte m’ennuie, et je me sens désarmée quand je ne peux pas maîtriser parfaitement le sens et les nuances de la langue française.

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La rive est loin
Boréal

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