Yves Provencher/Métro «Je suis une fille positive, mais c’est un travail de tous les jours!» affirme Amylie.

L’auteure-compositrice-interprète présente son deuxième opus, intitulé Le royaume. C’est à la suite d’une enthousiaste suggestion de son filleul de six ans, lors d’une séance d’écoute en famille, qu’Amylie Boisclair a intitulé son second disque Le royaume.

«Pour moi, c’était difficile de synthétiser l’album en un titre, lance la jeune femme. Et un royaume, c’est les gens qui t’accompagnent, que tu croises, qui ouvrent des portes pour toi. Toutes tes inspirations…»

Et la reine Amylie a su s’entourer d’une «cour» enviable, à commencer par Antoine Gratton, qui signe la réalisation. «J’ai toujours été inspirée par sa musicalité, son rythme, sa dévotion totale à la musique, explique la jeune femme. On a pas mal les mêmes références, nos inspirations se rejoignent. Ce qui était super intéressant en travaillant avec lui, c’est que je ne suis pas forcément quelqu’un qui est capable d’intellectualiser ce que je ressens. Ça prend du recul et un vocabulaire que je n’ai pas toujours. Lui, il a des oreilles collées sur le cœur. Il n’a pas besoin de beaucoup d’information pour savoir où je veux aller, et c’est ça qui est fabuleux.»

Celle qui a lancé en 2009 son premier album, Jusqu’aux oreilles, affirme que ce nouvel opus a été créé de façon fort différente, et ce, à plusieurs égards. «Les chansons me venaient vraiment spontanément; des fois, je restais devant chez nous, dans mon auto, à écrire… C’est comme si, avec le premier album, j’avais tracé le chemin, qu’il était désormais défriché.»

Du reste, sa première tournée a fait prendre conscience à la jeune femme qu’elle avait… un public! «Quand j’ai sorti mon premier album, je n’avais pas encore fait tant de spectacles que ça, donc j’étais un peu plus dans ma bulle, rappelle-t-elle. Et en tournée, j’ai réalisé qu’il y avait des gens qui l’avaient entendu, écouté, qui se l’étaient approprié… Ça a entraîné quelque chose de différent. Cette fois-ci, j’avais confiance et je savais que les gens écoutaient; je me suis donc demandé ce que j’avais vraiment envie de dire!»

Et que dit-elle sur cet album à la pochette fleurie, sur lequel elle pose dans la position du lotus? «Depuis que je suis petite, mon discours, c’est: fais ce que tu aimes, amuse-toi! J’ai encore en moi cette petite fille qui a envie de faire ça beau dans le monde.»

C’est donc une ambiance ensoleillée qu’Amylie a voulu instaurer dans son Royaume, sans pour autant ne traiter que de sujets joyeux. Quand on s’attarde aux paroles, on peut voir en filigrane, au détour d’une chanson, le deuil, la mélancolie. «La vie est faite de moments joyeux et de moments plus difficiles, explique l’artiste. J’ai élargi un peu le spectre de ce qu’est le bonheur. Ce n’est pas parce que j’ai de la peine que ça ne fait pas partie du bonheur. J’avais envie que ça devienne un tout. Que la trame de fond soit joyeuse, même si les propos sont plus intenses.»

Et pour qu’une œuvre respire le bonheur, croit Amylie, rien ne vaut l’authenticité. «La chose que je voulais, c’est ressentir moi-même du bonheur en faisant ce disque-là», dit-elle. Le truc, à son avis : ne pas attribuer son bonheur à sa réussite.

«Mon but, c’est plutôt de passer un bon moment à faire ce que j’ai le privilège de faire dans la vie, un moment splendide avec des gens, et de rester le plus authentique possible, le plus proche de ce qui me nourrit dans ma joie, explique la jeune femme. C’était ça, mon focus, quand je travaillais sur ce disque: “J’ai-tu du fun, là? C’est maintenant qu’elle se passe, ma vie. Quand je vais regarder en arrière, est-ce que je vais avoir eu du fun tout le long?” C’est ça, ma priorité.»

Le royaume
Présentement en magasin
Lancement à L’Astral
Jeudi à 17 h 30 (ouvert à tous)

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