Un voyage dans le Nord-du-Québec pourrait bientôt être au programme des étudiants en sciences naturelles du Cégep André-Laurendeau, à LaSalle. Quatre d’entre eux tentent de mettre sur pied le Projet-Nord afin d’aller étudier la gestion des déchets et ses conséquences sur l’environnement à Whapmagoostui-Kuujjuarapik.

L’équipe d’apprentis scientifiques est déjà bien au fait des conséquences de la présence de nombreux polluants issus des déchets.

«On sait qu’on sera confrontés à une façon de penser différente, mais j’espère surtout arriver à piquer leur curiosité et susciter leur intérêt pour la science pour qu’ils aient envie de participer», explique l’étudiante Ariane Chatelois.

Le pergélisol, couche de sol gelé en permanence, par conséquent imperméable, commence à fondre. Avec le temps, on retrouve par exemple du mercure dans les nappes phréatiques. Les contaminants peuvent ensuite s’accumuler dans les plantes, les poissons et les viandes que l’humain consomme.

Lors de ce stage scientifique à Whapmagoostui-Kuujjuarapik, un village sur les rives de la baie d’Hudson, où habitent des membres des communautés crie et inuite, les finissants Nohémie Bokuma, Mathieu Rivet, Ariane Chatelois et Jérémie Gauthier auront pour tâche de trouver des pistes de solutions et de les transmettre aux habitants.

«Le but n’est pas d’arriver avec nos gros sabots, d’être moralisateurs et leur dire quoi faire. On veut surtout les sensibiliser aux conclusions que nous aurons trouvées, mais aussi aux conséquences de cette pollution sur leur santé», précise Mathieu Rivet, l’étudiant âgé de 19 ans.

Sur cet aspect, il est d’ailleurs appuyé par tous ses confrères qui désirent échanger avec les élèves des commissions scolaires crie et Kativik. Ils aimeraient établir un partenariat et participer à des ateliers communs.

Long terme

Leur enseignant de chimie, François Arseneault-Hubert, s’est lancé dans l’aventure pour le bagage qu’elle peut apporter aux étudiants, mais aussi pour briser une certaine redondance qui s’installe après quelques années d’enseignement.

Sa plus grande source de motivation est toutefois l’enrichissement grâce au travail de terrain, autant pour ses étudiants que pour ceux qu’ils iront visiter.

«On veut créer un pont, qu’on puisse se rendre là-bas pour apprendre sur place et découvrir la culture d’un peuple qui habite le même pays que nous. On aimerait aussi leur donner la possibilité de venir à LaSalle à leur tour», précise M. Arseneault-Hubert.

L’enseignant croit vraiment que l’application de la science peut améliorer le quotidien des gens, or elle peut aussi favoriser l’apprentissage de nombreux étudiants.
Bien que tous désirent que le projet prenne vie, sa concrétisation n’est toutefois pas assurée. Voyager dans le nord est très dispendieux, surtout en frais de déplacement, mais aussi en nourriture. Ils font donc que l’équipe trouve suffisamment d’argent pour partir.

Finances
L’équipe attend de savoir si elle obtiendra l’aide de NovaScience, un programme de bourse qui finance des projets contribuant à l’enrichissement de l’enseignement des sciences et des technologies. Cet argent du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation du Québec (MESI) est essentiel afin d’absorber une partie des frais.

Diverses activités de financement sont aussi prévues pendant l’année. Une vente de sapin est d’ailleurs en cours sur leur page Facebook.

Si tout se déroule comme prévu, les étudiants devraient voyager dans le Nord-du-Québec début juin.

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