Steve Caron/TC Media Plusieurs autobus de la STM sont demeurés au Centre des transports d'Anjou en cette première neige ce matin. Les chauffeurs ont refusé de prendre le volant alléguant qu'ils n'étaient pas outillés pour répondre aux nouvelles règles imposées par la SAAQ concernant les rondes de sécurité du véhicule.

MISE À JOUR-Les chauffeurs d’autobus ayant perturbé les services de la Société de transport de Montréal (STM), ce matin, dans l’est de Montréal feront l’objet d’une enquête. Leur employeur n’entend pas passer l’éponge et des mesures disciplinaires seront imposées aux personnes concernées.

«Nos clients ont été pris en otage par les chauffeurs. C’est inacceptable», fustige Luc Tremblay, directeur général de la STM.

Dès les premières heures ce matin, plusieurs autobus desservant l’est de Montréal sont demeurés dans le stationnement du Centre des transports de la STM à Anjou.

Alors que la première neige tombait sur Montréal, environ 84 chauffeurs du Centre des transports d’Anjou ont refusé d’aller sur la route. Le conflit a touché une douzaine de lignes d’autobus de l’est de Montréal.

Le service a repris progressivement, à compter de 8h, mais le mal était fait. Plusieurs usagers ont poireauté durant des heures en attente de leur autobus et ont décidé de rebrousser chemin ou d’utiliser un autre moyen de transport pour se rendre au boulot.

Les chauffeurs ont refusé de prendre le volant, alléguant qu’ils n’étaient pas outillés pour répondre aux nouvelles règles imposées par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) concernant les rondes de sécurité du véhicule.

Les chauffeurs doivent remplir un tout nouveau formulaire et si le document est mal complété ce manquement peut entraîner un constat d’infraction de 350 $.

Pour M. Tremblay, ce changement en est un d’ordre administratif et rien ne justifie les agissements des chauffeurs. Il n’hésite pas à parler d’une guerre syndicale interne pour expliquer le comportement de certains employés.

«Nous avons tenu un kiosque d’information, nous avons envoyé de la correspondance au domicile des chauffeurs et des gestionnaires étaient sur place ce matin pour les informer des nouvelles règles en vigueur. Tout a été fait pour que tout se passe bien», souligne-t-il en entrevue avec TC Media.

«Le temps non travaillé ne sera pas rémunéré. Des vérifications seront menées et les mesures disciplinaires qui se doivent d’être appliquées le seront», ajoute M. Tremblay.

TC Media n’a pu joindre le porte-parole du Syndicat des chauffeurs de la STM.

La question rebondit au conseil municipal
Depuis quelques jours, les usagers de la STM ne l’ont pas facile. La semaine dernière, des pannes majeures ont paralysé le service du métro sur les lignes orange et verte.

Ce matin, la ligne orange a connu d’autres ennuis provoquant d’importants retards et un achalandage monstre sur plusieurs quais.

Projet Montréal a profité de la séance du conseil municipal d’aujourd’hui pour interpeller le maire Coderre, l’enjoignant à investir davantage dans les transports en commun de Montréal.

Ce à quoi il a répondu que de «bonnes nouvelles se trouvaient dans le prochain budget municipal, mais qu’il était trop tôt pour en parler maintenant.»

Le budget de la Ville de Montréal sera étudié et présenté dans les prochaines semaines.

 

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