Collaboration spéciale Voici ce qu'aura l'air le secteur de la rue Hochelaga après la réalisation d'un projet de centre de jour et de logements pour les aînés en situation de vulnérabilité sur les terrains de l'église Saint-Victor et du presbytère. Une coopérative d'habitation sera construite dans le stationnement adjacent à la droite de l'église sur la photo.

L’organisme Pas de la rue construira un centre de jour et 40 logements à l’intention des aînés vivant une problématique d’itinérance sur les terrains de l’église Saint-Victor et du presbytère adjacent dans Mercier-Est.

Le projet «Un second pas» se traduira par un investissement de 8M$ et nécessitera plusieurs mois de travaux.

Les premiers locataires devraient faire leur arrivée en avril 2019.

La signature patrimoniale de la façade de l’église sera conservée ainsi que le tiers du bâtiment. Dans cette partie, on retrouvera le centre de jour qui offrira diverses activités et services aux locataires.

Dans l’espace autrefois occupé par le chœur de l’église, une cour intérieure sera aménagée.

Le presbytère de l’église Saint-Victor fera place à 40 logements pour les aînés en situation d’itinérance.

Le presbytère, adjacent au bâtiment religieux de la rue Hochelaga, sera démoli pour faire place à la construction de 40 logements pour les aînés en situation de vulnérabilité ou d’itinérance, une clientèle en hausse selon le recensement effectué par la Ville de Montréal l’an dernier.

«Environ 50% des gens  qui fréquentent les refuges de la métropole ont plus de 50 ans. Il y a un grand besoin de logements à prix modiques pour ces personnes. C’est ce que nous leur offrirons avec notre projet», indique Robert Beaudry, directeur du Pas de la rue.

Avec le vieillissement de la population, des initiatives comme celle du Pas de la rue sont plus que jamais nécessaires, croit Jean-Paul Pratt, président du conseil d’administration de l’organisme qui célèbre cette année ses 20 ans d’existence.

Dans l’est de Montréal, 25% de la population a plus de 50 ans et 20% des gens de plus de 60 ans vivent en situation de vulnérabilité recevant notamment des mesures comme des allocations de supplément du revenu pour les aider à se loger.

«Mercier-Est est un pôle critique. Les personnes âgées en situation d’itinérance sont de plus en plus nombreuses sur le territoire, bien que souvent invisibles», affirme M. Beaudry.

Le projet est très bien reçu par le milieu. Le CIUSSS de l’est-de-l’île-de-Montréal a louangé l’initiative. Des organismes communautaires et partenaires ont aussi fait de même.

Coopérative d’habitation
En plus du centre de jour et des logements pour les aînés, une coopérative d’habitation familiale sera aussi construite sur le stationnement de l’église de la rue Gonthier.

Ce second volet offrira 35 logements aux familles du quartier et nécessitera des investissements de 7M$.

Dans les prochaines semaines, l’organisme devrait recevoir les approbations nécessaires de l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve. Le comité consultatif d’urbanisme s’est déjà prononcé en faveur du projet et l’étape des permis ne devrait être qu’une formalité pour que le Pas de la rue puisse aller de l’avant.

Pas de la rue
La mission de l’organisme est d’accueillir, de soutenir et d’encourager toute personne âgée de 55 ans et plus, sans domicile fixe ou en situation de grave précarité, dans une perspective de stabilisation et de réinsertion.

Pour ce faire, l’organisme offre une variété de mesures de soutien, de la rue jusqu’à un programme de logement-relais, en passant par l’accueil et le soutien en centre de jour.

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