Google L'entreprise britannique Solargise souhaite construire une usine de fabrication de panneaux solaires sur les terrains de la partie sud du Club de golf Métropolitain Anjou. Un projet qui permettrait de créer 1000 emplois directs.

L’intention de l’entreprise britannique Solargise de construire une usine de fabrication de panneaux solaires sur les terrains de la partie sud du Club de golf Métropolitain Anjou est une opportunité à ne pas manquer, croit le maire de l’arrondissement d’Anjou Luis Miranda.

«On a pas les moyens de passer à côté d’un tel projet de développement pour l’arrondissement», souligne le maire Miranda, défenseur du projet.

Selon les informations rapportées par La Presse, les investissements se chiffreraient à 1,8 milliard américain et créeraient 1000 emplois directs.

Le projet entre toutefois en conflit avec les intentions de la Ville de Montréal d’utiliser les terrains du golf pour agrandir le Bois d’Anjou et en faire un grand parc-nature.

Les 25 lots faisant l’objet d’une réserve foncière de la part de la Ville de Montréal sont situés à Anjou, Montréal-Est et dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles. Ils auraient pour effet d’ajouter une superficie de 1,2 kilomètre carré au boisé actuel.

«Montréal a besoin de projets qui s’inscrivent dans le développement durable. Il ne faut pas avoir à choisir entre un projet d’espace vert et un autre en énergie propre. Il y a certainement d’autres endroits à Montréal qui pourraient accueillir le projet de Solargise sans avoir à priver la population de l’Est d’un rare et indispensable poumon vert. Il faut trouver un autre lieu pour le projet d’usine», affirme Coralie Deny, directrice générale du Conseil régional en environnement de Montréal.

Plusieurs acteurs importants, dont le ministère du Développement économique, Investissement Québec, la Caisse de dépôt et placement, Montréal International, Hydro-Québec et la Chambre de commerce de l’est de Montréal (CCEM), collaborent au projet de Solargise.

«Ce serait une excellente nouvelle si ce projet se réalise, par son ampleur. (…) L’Est a besoin de se renouveler et d’actualiser son image économique. Et les technologies propres sont un créneau d’avenir», de commenter Christine Fréchette, présidente-directrice générale de la CCEM, sur la page Facebook de l’organisme.

Mais le temps presse, d’indiquer M. Miranda. La construction de l’usine doit pouvoir débuter en octobre ou novembre.

Il ne faudrait pas se faire damer le pion, ajoute-t-il, car l’Ontario joue du coude pour accueillir le projet sur son territoire.

La Ville de Montréal a reçu le projet de l’entreprise vendredi dernier – 6 juillet – et les services municipaux l’analysent avant de prendre une décision.

«Toutes les occasions d’investissement sont importantes et sérieusement analysées par la Ville de Montréal. C’est pourquoi, dès la semaine dernière, le Service du développement économique s’est saisi du dossier pour l’analyser en détail.

«Ce processus suit son cours et implique notamment la collecte d’informations additionnelles auprès de l’entreprise afin de compléter l’analyse. Notre objectif est de prendre une décision éclairée, basée sur des données tangibles et en considérant les impacts et retombées potentiels sur le milieu», a fait savoir la mairesse Valérie Plante.

Les réserves foncières imposées par la Ville sur les terrains du golf, au mois de juin, sont toujours en vigueur, ce qui soulève l’ire du maire Miranda.

«Luc Ferrandez et sa gang – le responsable des parcs au comité exécutif – doivent sortir de leur tour d’ivoire. Il ne nous a jamais consultés avant d’imposer une réserve foncière sur les terrains du golf. Anjou n’a pas de leçon à recevoir de la Ville de Montréal et nous sommes capables de décider de ce qui est bon pour nous», fustige-t-il.

Parc ou industrie? Le moins que l’on puisse dire c’est que les terrains du Club de golf Métropolitain Anjou font l’objet de bien des convoitises.

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