TC Media / Véronique Leduc Une quarantaine de personnes étaient présentes lors de l'assemblée générale de PCSM le 9 juin. Sur la photo, la directrice de PCSM, Jennifer Harper au micro.

Un usager de l’organisme Perspective communautaire en santé mentale (PCSM) de Pierrefonds a plaidé en faveur de cette «importante» association qui traverse une crise avec la récente syndicalisation de ses employés.

«Vous êtes tous des professionnels en santé mentale et vous vous chicanez comme des enfants dans une garderie, a lancé Stéphane Houde, client de PCSM lors de l’assemblée générale de l’organisme le 9 juin. Fermez le gaz un peu. La chicane affecte votre clientèle. Pourtant, c’est grâce à vous si je n’ai pas réussi mes suicides. Je ne veux pas que l’organisme tombe à l’eau. Vous avez d’autres vies à sauver.»

Une autre cliente présente à la rencontre, Fabienne Bourque, a mentionné que PCSM permet à plusieurs d’éviter l’épuisement. «C’est une organisation importante qui nous aide à avoir un meilleur équilibre dans notre vie», a-t-elle partagé à TC Media.

PCSM offre des services à une clientèle adulte de l’Ouest-de-l’Île confrontée à des problèmes de santé mentale. Comme TC Media le mentionnait dans un article précédent, la récente syndicalisation des 10 employés de l’organisme, qui sont pour la plupart des intervenants psychosociaux, est en lien avec «des problèmes liés au climat de travail et à une gestion déficiente.»

À la suite de la syndicalisation, l’organisme a dépensé 10 500$ dans une cause qu’il a perdu le 30 avril à la Commission des relations du travail pour avoir voulu empêcher deux employés de faire partie de la nouvelle unité syndicale.

Selon l’employeur, l’adjointe administrative, Louise Legault et la superviseure clinique, Emmanuelle Morin, ne pouvaient se syndiquer parce qu’elles étaient des représentantes de l’employeur et non des salariées. La Commission des relations du travail a donné raison au syndicat.

La direction a toutefois mis fin le 30 mars au contrat de Mme Morin qui était présente à l’assemblée générale. «On a essayé de régler la situation en parlant au conseil d’administration et à la direction, mais la directrice Mme Harper nous a répondu « Si vous n’êtes pas content, partez ».», a-t-elle expliqué à TC Media.

Le syndicat a déposé une plainte à l’employeur relativement à la fin du contrat de Mme Morin. «Emmanuelle avait été recrutée pour pallier au manque de suivi clinique, l’équipe avait trouvé un nouveau souffle grâce à sa présence, a partagé Richard Vennes, conseiller syndical du groupe à la Fédération des syndicats de l’action collective. Nous aimerions qu’elle puisse revenir à l’emploi».

La directrice de PCSM Jennifer Harper n’a pas voulu faire de commentaires à TC Media à la fin de l’assemblée du 9 juin où le conseil d’administration de l’organisme a complètement été renouvelé avec l’élection de 10 nouveaux membres. Au cours des derniers mois, quatre des huit anciens membres du conseil avaient démissionné.

En 2014-2015, l’organisme a offert des services à 76 personnes. Parmi la clientèle, 45% des individus sont atteints de dépression et 20% de schizophrénie. En tout, 40% des demandes pour le service de suivi individualisé à long terme provient du CSSS de l’Ouest-de-l’Île.

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