Charlotte Lopez/TC Media

La reconstruction de la piste cyclable sur la rue Notre-Dame n’est toujours pas terminée, presque un mois après la date d’échéance prévue au calendrier.

Hydro-Québec est encore en train de travailler sur le chantier de la rue Notre-Dame, qui va de l’avenue Georges V à l’avenue Denis, entamé à Montréal-Est au début de l’été.

«Nous sommes en train de terminer les travaux, nous avons encore des derniers ajustements techniques à faire puis cela sera terminé ce vendredi [28 octobre]», affirme Marie Maugin, conseillère relation avec le milieu à Hydro-Québec, qui explique que ces ajustements permettront de «rendre les structures souterraines conformes aux conditions du terrain».

À partir de cette date, Mme Maugin annonce que la Ville de Montréal pourra alors procéder à finir la piste cyclable avec de l’asphalte, elle qui est encore en gravier.

Pourquoi ce retard de près d’un mois sur les travaux? Marie Maugin avance que ce chantier est complexe, car la coordination n’est pas facile entre les acteurs sont impliqués comme Gaz Métro, Hydro-Québec et la Ville de Montréal.

De la même façon, Robert Coutu, maire de Montréal-Est souligne que «la coordination des travaux demeure un défi».

«Gaz Métro et Hydro-Québec ont retardé le chantier», dénonce-t-il.

Lorsqu’un projet de travaux est en cours, les intervenants sont contactés pour commencer le chantier. Cette fois-ci, pas de nouvelles d’eux, selon Robert Coutu, alors la Ville de Montréal a commencé sans eux: «ils sont arrivés après, ce qui a retardé la date de livraison».

«Ce sont des grandes entreprises et on a besoin d’eux donc on n’a pas le choix d’attendre après eux, ajoute-t-il. On est patient, on est gentil, les citoyens incluent.»

Congestion
De leur côté, les citoyens sont fatigués de ces travaux qui s’éternisent. La fermeture de deux voies de circulation occasionne une congestion importante.

Une conductrice d’autobus, impuissante, déplore qu’il n’y ait pas d’autres solutions pour pouvoir mieux circuler: «On ne peut rien faire, c’est n’importe quoi, lance-t-elle. Les gens attendent plus longtemps aux arrêts d’autobus et j’en suis désolée, mais on n’y peut rien; c’est sûr que les travaux engendrent des retards dans nos passages.»

«Avec le 375e anniversaire de Montréal, on voit que la Ville veut que tout soit beau, ajoute un homme dans l’autobus. Il y a tellement de travaux cette année, ça n’a pas de sens! La rue Notre-Dame est tellement empruntée, c’est sûr que les gens chialent après !»

Le chantier géré par la ville de Montréal a eu un investissement de 6,2M$.

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