Le comité de citoyens Rivière-des-Prairies Clean air community s’inquiète de la santé des résidents qui vivent à proximité de l’usine d’équarrissage Sanimax, à la suite d’un déversement d’une carcasse animale et de viandes en putréfaction, les 13 et 14 mars.

Les deux événements sont arrivés alors que des camions transportaient les restes d’animaux à l’usine qui est située sur le boulevard Maurice-Duplessis.

« Mercredi, vers 18 h, ils ont échappé une carcasse. Nous avons envoyé un courriel et d’après nos informations, ils sont venus la ramasser vers minuit. J’ai reçu un courriel de l’entreprise à 6 h pour me dire que le nettoyage avait été effectué », raconte l’un des instigateurs du comité, Roberto Molinaro.

Un scénario similaire s’est répété le lendemain, alors que de la viande de poulet a été déversée sur la chaussée à l’intersection de l’avenue Broadway et du boulevard Rivière-des-Prairies.

Pour lui, ces événements sont la goutte qui fait déborder le vase. « Les odeurs, c’est une chose, mais là, on est en ville pas à la ferme! Deux dégâts en deux jours, c’est inacceptable. Les autos passent sur la viande. Non seulement ça manque d’hygiène, mais cela peut aussi contribuer à la prolifération de maladies », soulève M. Molinaro.

Le porte-parole pour Sanimax, Stéphane Perrault, rapporte que l’entreprise veille à ce que les lieux soient nettoyés dans les meilleurs délais lorsqu’une telle situation se produit.

« Il y a un protocole prévu. Dès qu’un employé se rend compte qu’il y a eu un déversement, il a quatre étapes à suivre : aviser les responsables, sécuriser les lieux, demeurer sur place tant que la procédure pour le nettoyage n’a pas été effectuée et attendre d’obtenir le feu vert avant de quitter les lieux », explique M. Perrault.

Dans les deux cas rapportés par M. Molinaro, il explique qu’il s’agissait d’un déversement partiel. Pour ce qui est de la carcasse, il s’agirait d’un client de Sanimax qui l’a échappé en se rendant sur le site. Quant aux restes de viandes, le chauffeur ne se serait pas rendu compte qu’il avait échappé quelque chose. Le porte-parole mentionne qu’après vérifications, l’entreprise n’a pas été en mesure de dire quel camion aurait échappé les restes d’animaux, d’autant plus, dit-il, qu’à cette période de l’année, les camions ne sont remplis qu’au deux tiers.

Il précise toutefois que Sanimax assume l’entière responsabilité lorsque cela se produit. Il ajoute à titre informatif qu’entre 2004 et 2008, sur 20 000 transports enregistrés, il y a eu en moyenne trois déversements par année. Depuis 2008, il soutient que le chiffre a eu tendance à diminuer.

Du côté de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies—Pointe-aux-Trembles, on mentionne que deux constats ont été émis à Sanimax. Chacune des contraventions serait de l’ordre de 500 $.

À savoir si l’entreprise à un délai pour effectuer le nettoyage lorsque cette situation se produit la mairesse, Chantal Rouleau, répond que ce n’est pas une question de temps de réaction. « On sait qu’ils agissent rapidement lorsqu’il y a des morceaux qui tombent lors du transport, mais on ne veut pas que ça se produise. On a un règlement et c’est la responsabilité de l’entreprise de voir à ce que des situations comme celles-ci ne se reproduisent pas », mentionne-t-elle.

Mme Rouleau dit comprendre les désagréments causés mais reconnaît toutefois les efforts fournis par Sanimax depuis les dernières années.

« Depuis trois ans, il y a un travail énorme qui se fait quant aux odeurs. Il y a une collaboration entre le comité de citoyens, l’arrondissement et Sanimax. Nous sommes déterminés à arriver à des résultats. On veut atteindre un niveau de qualité pour les citoyens », assure-t-elle.

 

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