Collaboration spéciale Les étudiants de six universités peuvent rejoindre, après sélection et entrevue, les Instituts aérospatiaux de Montréal qui ouvrent la porte à des stages dans les grandes entreprises, comme Bombardier.

Forts de leur succès, les Instituts aérospatiaux de Montréal (IAM), qui mettent les multinationales en relation avec les meilleurs étudiants du domaine depuis 15 ans, étendent leur champ d’action et centraliseront leurs activités à Saint-Laurent. La nouvelle direction souhaite maintenant élargir ses horizons avec les PME.

«Il y a certaines PME qui embauchent des étudiants, mais c’est encore peu et certainement pas assez selon nous. Les freins sont beaucoup les ressources internes de l’entreprise», explique la directrice des IAM en poste depuis mai, Dominique Sauvé.

Quelque 300 étudiants ont pu s’associer l’année dernière à des projets chez Pratt & Whitney Canada, Siemens, Bell Helicopter Textron et Bombardier.

«Ces grandes entreprises souhaitent que d’autres se joignent aux IAM, parce qu’elles vont y gagner quand la relève aura eu plus de possibilités d’expériences, des stages plus variés», indique Mme Sauvé.

Le guichet unique que constitue IAM est en mesure de proposer le meilleur candidat selon les besoins des compagnies, pris à même le bassin des étudiants de ses six universités.

Concordia, McGill, Polytechnique Montréal, ÉTS, Sherbrooke et Laval hébergent un institut.

«C’est la porte d’entrée pour tous les services, par exemple les conférences, les ateliers, les projets de recherche et, ce qui intéresse énormément les étudiants, l’accès aux stages en entreprises», ajoute-t-elle.

Équipe permanente
Devant la hausse des demandes autant chez les entreprises que des étudiants, la direction a décidé de mettre en place une équipe permanente responsable des activités des IAM, basée rue Saint-Germain, dans le Vieux Saint-Laurent.

Au lieu d’avoir une présidence avec un représentant des multinationales à tour de rôle, le poste a été confié à Mme Sauvé, qui gère déjà de nombreux mandats en aéronautique. Elle s’occupe notamment du projet mobilisateur de l’avion plus écologique SA2GE, par l’intermédiaire de son entreprise Innovation ouverte.

Saint-Laurent est un bon point de base, selon elle, pour rejoindre des PME, qui sont nombreuses dans l’arrondissement.

«Je passe beaucoup de temps dans les entreprises à comprendre ce qu’elles recherchent, quels défis elles rencontrent avec les étudiants, comment réussir à faciliter les choses pour l’entreprise», souligne Mme Sauvé.

Le changement se fait aussi du côté universitaire. Alors que le programme avait été créé pour la filière de génie mécanique, c’est maintenant des étudiants en management, en informatique, en programmation qui se joignent aux instituts. Seul un critère doit être respecté: un intérêt marqué pour l’aéronautique.

«C’est une nouvelle tendance très prometteuse, observe-t-elle. C’est une voie d’avenir tellement alléchante et en pleine transformation avec l’avionique et la réalité augmentée.»

Le mandat des IAM s’inscrit entre celui d’Aéro Montréal, qui effectue beaucoup de sensibilisation à l’aéronautique au primaire et au secondaire, et celui du Comité sectoriel de main d’oeuvre en aérospatiale du Québec (CAMAQ) axé sur le profil des travailleurs.

Plus d’infos sur mai-aero.ca

Aussi dans Actualités :

Dû à un problème technique relié à la publication de publicités sur notre site web, nous avons temporairement désactivé la zone de commentaires sur le site web. En attendant que le problème soit réglé, nous invitons les lecteurs à faire leurs commentaires via notre page Facebook, soit directement sur notre mur, ou en message privé. Merci de votre compréhension et merci de nous lire!