Un groupe d’adolescents de Saint-Laurent plante des fleurs devant une école, offrent des cabanes à oiseaux aux résidents et forment leurs cadets au code de la route et à la mécanique vélo. Ces bons samaritains de 15 à 17 ans ont participé toute l’année au projet C-Vert Saint-Laurent des YMCA, qui se conclut par un stage d’agent environnemental de quatre semaines.

«On a créé plusieurs comités de deux ou trois personnes qui se penchent chacun sur un sujet d’action environnementale», précise un des jeunes de 16 ans, Marcel Labanza Tshibanda, qui animait la conférence de presse de vendredi.

Le groupe de huit jeunes venait achever la plantation de plusieurs espèces mellifères et indigènes devant l’école Henri-Beaulieu, dans le quartier Chameran. Il s’agit de la deuxième phase de ce projet, qui vise à attirer les insectes pollinisateurs comme les abeilles et les papillons monarques. Il avait été entamé l’année dernière par la précédente cohorte de C-Vert.

Encadrés par l’intervenante jeunesse du YMCA, les adolescents sont à l’initiative de chacune des réalisations qu’ils effectuent pendant leur stage. Ils ont auparavant été sensibilisés à la nature depuis septembre, grâce à deux sorties en camping dans les Laurentides et des activités comme l’érablière urbaine.

«Ils avaient vraiment des idées de grandeur, raconte avec enthousiasme l’intervenante Jessica Bourdages. Ils voulaient notamment lancer un élevage de monarques ou emmener les gens de Saint-Laurent en bateau pour leur montrer les eaux polluées.»

Ils ont donc dû se limiter à des projets de moindre ampleur, mais qui ne sont tout de même pas sans impact. Grâce aux nichoirs, ils sensibilisent les résidents aux oiseaux menacés. Ils prennent également soin de potagers.

«Nous avons le concept d’île nourricière à Montréal et cela commence par des gestes comme les vôtres», souligne le conseiller Francesco Miele.

Équipe
Recrutés en septembre, les jeunes ont passé des entrevues de groupe et individuelles pour participer à C-Vert. Ils ont commencé l’année avec un séjour de camping, «qui permet de développer l’esprit de groupe», indique Murielle Tshibanda Kapinga.

Les jeunes qualifient le programme de motivant et stimulant, car il leur permet d’apprendre beaucoup. «Ça nous aidera dans tout, car on sait préparer des projets maintenant», ajoute Rachel Baroud.

Les participants à C-Vert sont également présents pendant les fêtes de quartier de l’arrondissement, comme la CARIfiesta et la Festi-Fête au parc Poirier. Ils réalisent notamment des «boules de vie», aussi appelés bombes à semences, avec les Laurentiens. Lancées sur un terrain, ces dernières permettent de répandre les graines de plantes qui attireront les pollinisateurs.

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