Sylvain Ryan/TC Media Plusieurs policiers du Service de police de la Ville de Montréal étaient présents pour encadrer la manifestation.

Des dizaines d’infirmières se sont rassemblées dans le cadre d’une action surprise devant les bureaux de circonscription du ministre de l’Économie et député de Verdun, Jacques Daoust. Elles dénoncent la lenteur des négociations avec le gouvernement du Québec.

Armées de porte-voix, de trompettes et de pancartes, elles se sont butées à des portes closes sous l’œil attentif de plusieurs policiers, le ministre étant absent pour la journée.

Le 6 novembre, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui représente plus de 65 000 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires à travers le Québec, a refusé les propositions amendées du gouvernement Couillard autour de leur prochaine convention collective.

«Il y a eu quelques ouvertures de la part des élus, notamment du côté de la diminution de la charge de travail et de la précarité d’emploi, explique la porte-parole Denise Joseph. Mais c’est loin d’être suffisant pour conclure une entente.»

Les infirmières dénoncent notamment que rien ne soit sur la table pour attirer davantage de personnel. «Le gouvernement refuse de bonifier les primes d’inconvénient, par exemple lorsqu’on travaille le soir, la nuit ou les fins de semaine, tout comme les primes pour soins critiques.»

La FIQ souhaite également que les élus reconnaissent et valorisent la formation des infirmières. Plusieurs seraient surspécialisées par rapport au poste qu’elles occupent. Leur salaire, toutefois, demeure majoré en fonction de leur emploi, indifféremment qu’elles soient détentrices d’une technique, d’un baccalauréat ou d’une maîtrise.

«Pendant que le gouvernement offre des milliards à Bombardier, les infirmières, qui sont des employées de l’État qui offre un service essentiel, ont de plus en plus de difficulté à offrir des soins sécuritaires aux patients», ajouté Mme Joseph.

M. Daoust étant à l’extérieur, son attachée de presse, Mélissa Turgeon, s’est limitée à dire que les négociations vont bon train.

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