Dernièrement, le nom de l’entreprise française Bolloré a ravivé les débats éthiques à Montréal, mais aussi en hexagone.

Dans notre ville, Bolloré est liée à la controverse au sujet de l’implantation d’un réseau d’autopartage électrique. Montréal tiendrait à imposer ce service d’ici cinq ans au profit de Bolloré, et ce, aux dépens de la principale entreprise d’autopartage du monde, car2go.

Même si rien ne prouve que notre maire veut mordicus faciliter l’entrée en scène de Bolloré à Montréal, mais de plus en plus de voix sensées se sont élevées pour crier gare.

Certes, Bolloré a développé une expertise dans ce domaine, car elle exploite Autolib, le service public d’autopartage de voitures électriques en libre-service à Paris.

Cette entreprise fait partie aussi d’un conglomérat tentaculaire. Sur son site internet, on apprend que ce groupe créé en 1822 est contrôlé par la famille Bolloré. Il figure parmi les 500 plus grandes compagnies mondiales et elle occupe aujourd’hui des positions fortes dans chacune de ses activités.

En gros, Bolloré compte plus de cinquante mille collaborateurs dans le monde et génère un chiffre d’affaires annuel qui dépasse les 10 milliards d’euros. Un mastodonte.

Mais Bolloré c’est aussi son controversé patron Vincent Bolloré. Il a été montré du doigt pour sa reprise en main musclée de Canal+. L’industriel et premier actionnaire de Vivendi, maison mère de cette chaîne cryptée, a failli même faire disparaître l’émission légendaire «Les Guignols». Face à une levée de boucliers, il s’est «contenté» de la faire passer en crypté, tout en mettant à la porte ses auteurs historiques.

Encore, la semaine dernière, Vincent Bolloré a été accusé d’être intervenu pour censurer un documentaire sur sa chaîne Canal+. Selon le magazine Society et le site Mediapart, Vincent Bolloré est intervenu en mai dernier pour empêcher la diffusion d’un documentaire d’investigation sur le Crédit Mutuel qui favoriserait les pratiques d’évasion fiscale de ses clients.

Le journal français Libération explique ainsi que cette affaire de censure est dernière la disparition du magazine Le Grand journal de l’antenne de Canal+.

Selon La Presse, ce sont les représentants de cette entreprise française que notre maire Denis Coderre a rencontré au moins à deux reprises pour l’éventuelle implantation de ce système de voitures électriques en libre-service à Montréal.

Au-delà de ses controverses, il ne faut pas que notre maire néglige à quel type de patrons atypique, redoutable et redouté il aimerait faire affaire! À méditer.

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