La Ville de Montréal s’est de nouveau défendue mercredi dans le dossier entourant le déploiement d’un réseau de voitures électriques en libre-service à Montréal.

«Un appel d’intérêt, ce n’est pas un appel d’offres. On demande aux entreprises de nous aider par leurs commentaires pour s’assurer que notre appel d’offres soit bien fait, avec les bons paramètres et qu’il réponde aux préoccupations du marché», a tenu à préciser le précisent du comité exécutif, Pierre Desrochers, mercredi.

Dans l’appel d’intérêt international dévoilé il y a trois semaines, la Ville indiquait que le modèle privilégié impliquait des véhicules ayant une autonomie de 150km l’été, disposant de quatre places et proposant un système compatible avec la carte Opus.

L’entreprise car2go, déjà présente sur le marché et qui ne répond à aucune de ces trois conditions, a embauché un lobbyiste la semaine dernière pour tenter de faire infléchir la Ville et l’inviter à réviser les critères d’admissibilité.

Mais la Ville de Montréal a précisé plus tôt cette semaine que ces critères techniques pourraient évoluer. La Ville a indiqué que l’autonomie des batteries demandée a été évaluée pour permettre à tous les résidants, même ceux du bout de l’île, de pouvoir bénéficier du service.

«On demande aux gens, par rapport à certains éléments, de nous aider à mieux construire notre modèle. Ça nous permet de tester le marché», a mentionné M. Desrochers.

L’opposition officielle, Projet Montréal, clame de son côté que le maire Denis Coderre tente de favoriser l’entreprise française Bolloré qui est derrière le Bluecar à Paris.

«Certains insinuent que c’est dirigé, mais c’est plutôt un exercice de transparence. On ne fait pas ça derrière des portes closes», a ajouté M. Desrochers.

Contrairement à ce qui avait été annoncé ce printemps, l’administration municipale pourrait très bien ne pas aller en appel d’offres et se contenter d’édicter les critères permettant aux entreprises intéressées d’obtenir les vignettes pour garer les autos dans quasiment tous les secteurs non tarifés de l’île, avait précisé le cabinet du maire cette semaine à Métro.

«On ne cherche pas de fournisseur exclusif. On veut que ce soit un marché ouvert, compétitif», a conclu le président du comité exécutif.

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