Aujourd’hui, le syndicat des inspecteurs en salubrité des aliments de l’Agence canadienne des aliments (ACIA) a fait une sortie publique pour dénoncer les coupures budgétaires prévues par le gouvernement Harper. En effet, l’ACIA prévoit des compressions de 21,5 M$, ce qui se traduirait par la perte de 234 emplois. Le président du syndicat, Bob Kingston, craint que ce soit le secteur de l’inspection des aliments qui subisse les plus grosses pertes d’argent et d’effectifs.

Petites équations faciles…
Moins d’inspecteurs = moins d’aliments inspectés
Moins d’aliments inspectés = plus de risques que des aliments contaminés se retrouvent sur les tablettes et dans les assiettes des consommateurs

À l’heure actuelle, selon les données du livre* de l’expert en sécurité alimentaire Sylvain Charlebois, seulement 5% des aliments importés sont inspectés. Ce qui est déjà très peu. Combien le seront advenant la perte de plusieurs emplois dans ce secteur?

Le syndicat dit craindre une nouvelle crise alimentaire comme celle de la listériose en 2008. Avec raison puisque toujours selon M. Charlebois, «nous connaissons cinq fois plus d’agents pathogènes qu’il y a soixante ans». Toutefois, une partie de ces découvertes semble due aux avancés de la science. Quand même…

Bien qu’il ne faille pas s’adonner à la peur, comme le suggère M. Charlebois dans son livre, mieux vaut prévenir que guérir. Peut-être y a-t-il du gras à couper au sein de l’ACIA, mais espérons que les coupures ne seront pas faites dans l’équipe d’inspecteurs, à une époque où les agents pathogènes, les rappels et les intoxications alimentaires se multiplient.

À cet effet, l’Alliance de la Fonction publique du Canada a lancé la campagne «Troisième choix» et une vidéo un peu bizarre…

*Pas dans mon assiette – Manger est-il devenu risqué?, Les Éditions Voix parallèles, 2010

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