La ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb, tient ces jours-ci des consultations sur l’élaboration d’une nouvelle politique industrielle pour le Québec.

Si on se fie au document qui a été présenté dans le cadre des consultations, il semble que la ministre ait décidé de faire de cette politique un élément de plus pour que le Québec se tourne vers une économie plus verte.

L’organisation Écotech Québec, un regroupement d’entreprises foursissant des produits et des services dans le secteur des technologies propres, propose de «faire de l’économie québécoise une économie plus verte, prospère, résiliente et équitable».

Toujours selon cette organisation, les bénéfices d’une telle action seraient la création d’emplois, une plus grande croissance économique et une augmentation de notre compétitivité, le développement de technologies et de produits innovants, la réduction des émissions de GES et finalement la baisse de notre dépendance énergétique.

On pourrait croire qu’il s’agit là d’une liste de bénéfices tirés du site web de Greenpeace ou encore de la Fondation David Suzuki. Pourtant, le membership d’Écotech Québec est composé notamment de la Bourse de Montréal, de la Banque Laurentienne, de Bell Canada et de la Ville de Montréal, pas exactement des repaires d’écolo-gauchistes anticapitalistes!

Écotech propose notamment l’instauration d’un «ticket vert accélérateur» pour l’octroi des aides financières provenant des programmes gouvernementaux. Il s’agit donc de favoriser le virage de la part des entreprises vers des modes de développement qui permettent, par exemple, de réduire l’empreinte écologique ou encore les émissions de GES. Pour les inciter à prendre ce virage, une voie rapide d’approbation (aussi appelée «fast-track») serait mise en place pour les programmes gouvernementaux lorsqu’une entreprise démontre qu’elle s’inscrit dans une démarche associée à l’économie verte. De plus, les programmes pourraient être bonifiés (montant, durée, taux d’intérêt) lorsque les projets visent la réduction de GES.

Une des propositions de la ministre Zakaïb est celle de mettre en place un fonds de 200 M$ pour l’électrification des transports. Comme l’a souligné la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, une telle mesure permettrait de «réduire notre dépendance au pétrole tout en améliorant notre équilibre commercial». On ne saurait mieux dire.

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