Paul Chiasson/La Presse canadienne Le mince avantage qu’a l’Impact en finale de l’Est ne doit pas le pousser à déroger à ses bonnes habitudes pour se barricader derrière, ce soir contre le Toronto FC.

La guerre psychologique que se livrent l’Impact et le Toronto FC par micros interposés depuis une semaine est un excellent avant-goût du type de duel auquel nous aurons droit mercredi soir.

Des railleries de Jozy Altidore sur la musculature de Victor Cabrera jusqu’au plaidoyer de Hassoun Camara pour un arbitrage plus équitable envers son club, les deux camps tentent de détourner le moindre détail en leur faveur. C’est d’ailleurs exactement ce qui risque de se produire sur le terrain amoché (gracieuseté de la Coupe Grey) du BMO Field.

Bien que le score final de 3-2 ait laissé un goût aigre-doux à l’Impact et à ses quelque 60000 supporters, mardi dernier, les Montréalais ont l’avantage en vue du match retour: contrairement aux Reds, les hommes de Mauro Biello ne se trouvent pas dans l’obligation de gagner pour décrocher le précieux billet pour la finale de la MLS Cup.

Ce mince avantage ne doit cependant pas pousser le Bleu-blanc-noir à déroger à ses bonnes habitudes pour se barricader derrière. Ce serait une énorme bourde que les Bradley, Giovinco et Altidore ne tarderaient pas à lui faire regretter. Cela dit, comme ce fut le cas à l’aller, ce match risque de tourner à la faveur de celui qui commettra le moins d’erreurs de son côté du terrain.

Pour l’Impact, ça veut surtout dire rester concentré et discipliné tactiquement tout le long de la rencontre. Le brio collectif et la roublardise affichés face aux puissants Red Bulls en demi-finale de l’Est doivent être le standard ultime pour espérer terminer le travail et ainsi devenir le premier club canadien à atteindre la grande finale.

Frustrer Giovinco
Bien qu’il ait fait flèche de tout bois au cours des présentes séries éliminatoires, Sebastian Giovinco ne parvient pas à trouver le fond du filet montréalais depuis maintenant 263 minutes – presque 3 matchs complets.

Malgré la protection arbitrale évidente dont il bénéficie en zone adverse, le diminutif Italien ne parvient plus à punir un rival qui semble avoir trouvé la bonne recette pour le contenir et, surtout, le frustrer. Pas reconnu pour être doté de la plus grande résilience, Giovinco semble de plus en plus décontenancé face à cette opposition qui n’est pas sans rappeler, dans le style, celle qu’il subissait semaine après semaine en Serie A, où son succès demeure somme toute mitigé.

Pour réussir l’exploit ce soir, il est impératif que la ligne arrière montréalaise continue de frustrer le numéro 10 torontois, autant sur les plans physique que mental. Ne lui reste plus qu’à espérer que les officiels ne fassent pas entrave à ce délicat travail.

La famille du foot solidaire

Au lendemain de la tragédie aérienne qui a décimé le club brésilien Chapecoense, les gestes de solidarité se multiplient pour lui rendre hommage et faciliter sa reconstitution.
Dans un geste inédit, Nacional de Medellin, son rival en finale de la Copa Sudamericana a déposé une requête formelle à la CONMEBOL pour que
le titre lui soit remis symboliquement.

De leur côté, plusieurs grands clubs brésiliens ont proposé à leur fédération d’autoriser des prêts de joueur sans frais pour la saison 2017, ainsi que l’impossibilité de relégation pour les trois prochaines saisons, afin de permettre à Chapecoense de se remettre sur pied, sur le plan sportif à tout le moins.

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