Le soir du 1er novembre, alors que les petits monstres avaient envahi les rues la veille, quelque chose de bien plus épeurant allait se produire. Les partys d’Halloween battaient encore leur plein et les bonbons à rabais s’accumulaient sur les étagères d’une chaîne de pharmacies bien connue… Quand tout à coup… quelque chose d’horrible arriva dans les oreilles des clients : un cri strident dans la nuit? Un hurlement de loup-garou sexy de Twilight? Un son de scie tronçonneuse suivi de lamentations? Non, pire… Des cantiques de Noël en muzak… AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH!

Horrible. Désolant. Effrayant. À glacer le sang.

Des tires Sainte-Catherine qui côtoient des cannes de Noël pendant qu’un groupe de covers, armé d’une harpe et d’une flûte de Pan, massacre Happy Christmas, c’est une longue torture quand on cherche désespérément une bouteille de Nyquil avec des papiers mouchoirs! Pourrions-nous respirer un peu, messieurs les DJ de
pharmacies?

CINQUANTE-TROIS jours avant Noël… Vraiment? C’est absolument nécessaire pour nous forcer à faire exploser notre budget, amis du marketing? Attendre la première neige ou le 1er décembre, comme avant, vous ne trouvez pas ça moins douloureux pour nos oreilles collectives? À moins bien sûr que vous-mêmes refusiez de mettre les pieds dans les magasins dans lesquels vous programmez la musique…

Bon… Vous allez nous dire que nous sommes deux rabat-joie… Faux! Nous adorons la musique de Noël, mais à petite dose. Comme il serait sage de le dire à la serveuse du St-Hubert, nous en prendrions une «portion modérée». Mais voilà… Les foutus cantiques joués à l’harmonica ou au synthétiseur Casio de 1987 se digèrent bien moins facilement qu’une délicieuse portion de côtes levées.

Rien de plus déprimant, pour deux gars qui sont toujours à la dernière minute, que de se faire rappeler pendant presque deux mois qu’ils vont, de toute façon, faire les emplettes de Noël en panique le 22 décembre au soir vers 18 h.

Sans blague, si Noël dans les magasins était un gars en couple, sa blonde aurait tôt fait d’aller s’essayer avec Pâques ou le ramadan, parce qu’il est foutument précoce, ce Noël! Et… oubliez les préliminaires :enweille beauté, déballe mes cadeaux! Oups. Trop vite. Désolé. Je jure que ça ne m’était jamais arrivé avant. Le tout suivi de sons de ronflements instantanés (probablement interprétés par Kenny G.).

Noël est précoce, donc, et il nous apporte quelques cadeaux à l’avance: Charest, Vaillancourt et Tremblay ne pourront plus jouer les «grincheux» cette année. Après Miracle sur la 34e rue, Miracle à la Commission Charbonneau. Ça, c’est ce qu’on appelle une période festive qui débute du bon pied!

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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