La Journée portes ouvertes des start-ups de Montréal, qui a lieu aujourd’hui, permettra de découvrir plus de 200 entreprises montréalaises. Pour s’y retrouver, notre journaliste en environnement, Mathias Marchal a choisi trois start-ups «vertes» tandis que notre mordue de techno, Chloé Freslon, s’est concentrée sur trois start-ups lancées par des femmes.

***Chloé Freslon***

2eshift2eSHIFT

Pitch: Une plateforme collaborative où des familles débordées achètent des services –moyennant finances– à des «parents pigistes».

Suivant l’adage selon lequel «ça prend tout un village pour élever un enfant», Marie-Claude Bouchard et Martine Therrien, amies depuis 10 ans, ont décidé de s’attaquer au problème de la conciliation famille-travail chère à tous et pourtant si compliqué (impossible?) à atteindre avec 2eSHIFT. Les deux jeunes femmes se sont jointes à l’accélérateur Banque Nationale-HEC Montréal et ont lancé leur plateforme en mars 2016. Les «parents pigistes» sont triés sur le volet et monnaient leurs services pour 20$ de l’heure. Tout le processus est pris en charge, jusqu’à la facturation. Le concept est pour l’instant cantonné à la Rive-Sud, mais Montréal est pour bientôt.
Crédit Photo: Catherine Normandeau

amelie_morencyThe Food Room

Pitch: Centre de coworking culinaire pour entrepreneurs. Vous avez besoin d’une cuisine professionnelle aux normes? Louez cet espace!

Amélie Morency, une jeune chef de 24 ans, ne s’est pas démontée lorsqu’en 2014 l’idée lui est venue de créer The Food Room. Pourtant, les obstacles ont été nombreux: difficultés à trouver le financement, à dénicher le bon local, à rencontrer le propriétaire qui croirait en son projet. Un mois après l’ouverture, il n’y a pas un jour où les 10 000 pi2 de cette ancienne usine de textile n’ont pas été loués. The Food Room est ouverte tous les jours et compte 11 employés. Les locataires n’ont qu’à apporter leurs couteaux et leur matière première et s’attaquer à leur préparation! Il s’agit du premier espace de coworking de ce genre en Amérique du Nord.

ask_pamAsk PAM

Pitch: Logiciel technologique pour faciliter le travail des concierges d’hôtels.

Concierge pendant sept ans et originaire de Paris, Pamela Alfred a d’abord crée Ask PAM pour elle-même. Ayant rapidement constaté le potentiel du logiciel et le manque flagrant d’innovation technologique dans le domaine de l’hôtellerie, elle a décidé de le rendre accessible à ses collègues concierges. La plateforme existe dans plus de 30 villes d’Europe, d’Afrique et d’Amérique du Nord. Créée en 2015, cette start-up compte actuellement cinq employés et est avant tout à la recherche de développeurs.

***Mathias Marchal***

sharethebusShareTheBus

Pitch: Noliser facilement un autobus pour une activité. Le remplir grâce aux médias sociaux. S’amuser en route et économiser entre 10% et 30% sur le prix du trajet.

Depuis que la jeune pousse lancée début 2015 est arrivée à lever 1,5M$, les activités vont bon train pour les 25 employés. «On a eu un gros été de festivals. Rien que pour Osheaga, des autobus ont été nolisés à partir de six villes, dont New York, Toronto, Ottawa et Halifax», souligne Dave Lastovskiy, responsable du marketing. ShareThe Bus s’occupera d’ailleurs de gérer les navettes gratuites aujourd’hui. Pourquoi aller les voir? «Pour rencontrer une équipe excitante, nos leaders charismatiques, et pour en apprendre plus sur notre technologie», ajoute Dave.

bugbitesBugBites

Pitch: De la bouffe pour animaux conçue à partir de farine d’insectes. Faite par des geeks écolos et vendue à la façon de Frank & Oak.

Dix mois après le lancement, les croquettes à base de farine de grillons de BugBites se vendent dans plusieurs provinces. «Pour la même quantité de protéines que le boeuf, la production de grillons nécessite 2000 fois moins d’eau et produit 100 fois moins de GES», lance Philippe Poirier, cofondateur de cette entreprise de six employés. Malgré un produit peu techno, BugBites appartient à l’écosystème des start-ups, car elle réalise 50% de ses ventes sur le web. Une semaine typique là-bas: préparer les colis, éduquer la clientèle au moyen d’un blogue, concevoir de nouveaux produits, rencontrer des clients et assister à des courses de canicross.

uvoltUVolt

Pitch: Une montre solaire capable d’alimenter un cellulaire pour 100$. Les concepteurs ont 19 ans en moyenne, rien de moins!
Après avoir été en finale d’Expo-Science, Anthony Diaz se prépare à défendre UVolt à Paris dans trois semaines dans le cadre d’Hello Tomorrow, une rencontre qui regroupe les 500 startups les plus prometteuses de plus de 100 pays. En attendant, il présentera aujourd’hui son prototype et interrogera les visiteurs sur leurs attentes. Une firme de design est en train de dessiner la montre, l’accélérateur District 3 de l’Université Concordia aide à bâtir un plan d’affaires tandis que l’École de technologie supérieure offre du soutien technique. Pour peu, nous serions presque prêts à acheter des actions de la future entreprise!

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