Ian Woo Jennifer Masabni (au centre), entourée des mannequins qui ont présenté sa collection printemps-été 2013 au Café des Éclusiers plus tôt cet été.

Son défilé lors de la soirée d’ouverture du Café des Éclusiers et sa boutique éphémère du centre-ville ont attiré quelques centaines de personnes. De belles vitrines pour une jeune designer n’ayant qu’une demi-douzaine de collections à son actif.

Alors qu’elle vient de revamper son site internet, Jennifer Masabni continue de plancher sur l’expansion stratégique de la griffe qui porte son nom.

C’est dans un sous-sol que la designer Jennifer Masabni crée ses pièces élégantes et intemporelles. Intemporelles comme dans «coupes classiques avec une touche plus moderne. Quelque chose qui peut quand même se porter pendant des années», souligne-t-elle.

Sa conception des choses tranche avec le phénomène de la mode jetable, qui a, selon elle, «changé toute l’industrie». «Ce n’est pas nécessairement mauvais, nuance la créatrice. J’ai réalisé que la clientèle qui cherche ce genre de vêtements très tendance et pas cher n’aurait pas nécessairement acheté des créations de designers. Il faut du choix pour tout le monde après tout.» Qui, donc, porte des créations griffées alors? «La pop-up shop m’a permis de constater que j’habille autant des jeunes de 25 ans que des femmes de 65 ans, explique-t-elle. Souvent, ce sont des professionnelles qui veulent donner une certaine image au bureau comme dans les 5 à 7. C’est la qualité dans les matières et les coupes qui fait toute la différence.»

Et dans cette industrie, nombreux sont ceux qui voient un lien direct entre fabrication locale et qualité. Les vêtements Masabni sont d’ailleurs confectionnés à Mont­réal. Un défi sur tous les plans, en particulier pour dénicher des couturières talentueuses, témoigne-t-elle. «Souvent, ce n’est que par le bouche à oreille qu’on les trouve.»

Déjà, Jennifer Masabni pense à la restructuration de sa compagnie en vue de l’ouverture de sa boutique en ligne, «d’ici un an et demi» si tout va bien. Elle souhaite notamment s’entourer d’une équipe de deux ou trois personnes à temps plein qui lui donneraient un coup de main en marketing et en création-production. «Je veux commencer par solidifier les bases, précise-t-elle. Et faire chaque étape bien pour ne pas me retrouver, après une expansion trop rapide, à ne pas pouvoir livrer ou assurer un bon service à la clientèle.»

En attendant, la designer promet de continuer à organiser des événements afin de pouvoir «rencontrer les clientes où elles sont et leur permettre de découvrir la marque».

masabni.com

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