Paul Chiasson Paul Chiasson / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Le milieu de terrain de l’Impact Dominic Oduro a lancé des fleurs à son entraîneur, mardi, soulignant qu’il était maître dans l’art d’exploiter les faiblesses de l’adversaire.

Questionné sur le travail de Mauro Biello à un peu plus de 24 heures du match retour de la finale de l’Est face au Toronto FC, Oduro a louangé celui qui dirige l’équipe depuis à peine un peu plus d’un an.

«Kei Kamara ou Patrick Nyarko m’a demandé ce qui était différent avec Mauro par rapport aux autres entraîneurs pour qui j’ai joué et voici ce que j’ai répondu: ‘Il est le type d’entraîneur qui va étudier l’autre équipe et vous démontrer leur point faible. Et je ne pense pas avoir vu d’autres entraîneurs le faire comme lui’, a raconté Oduro, auteur d’un but et trois aides en quatre matchs depuis le début des éliminatoires. Il analyse chaque match de manière très critique et il est très tactique au niveau de l’approche de l’adversaire.

«Il a le charisme et cette habileté à identifier les faiblesses de l’adversaire et trouver comment les exploiter.»

«Mon travail est de préparer l’équipe pour l’amener le plus loin possible. Il faut donner le mérite aux joueurs qui travaillent très fort et à mon personnel qui passe des heures et des heures à faire des analyses, des appels et des réunions pour placer l’équipe dans les meilleures conditions», a de son côté nuancé Biello.

Biello a porté les couleurs de l’Impact pendant 16 saisons et a été entraîneur adjoint de 2009 à 2015 avant d’hériter des fonctions d’entraîneur-chef à la suite du congédiement de Frank Klopas, en août 2015. Il admet ne pas vivre les matchs de la même façon, maintenant qu’il est confiné aux lignes de touche.

«Quand vous êtes joueur, vous êtes capable de faire des choses sur le terrain. Comme entraîneur, tout ce que vous pouvez faire, c’est préparer l’équipe pour qu’elle soit dans les meilleures conditions pour réussir, a rappelé le Montréalais de 44 ans. Quand le match commence, vous n’avez plus vraiment le contrôle sur le match et ça devient stressant pour un entraîneur.

«Quand vous jouez, vous êtes dans l’action, vous ressentez l’intensité et vous essayez de bien faire pour l’équipe.»

De belles semaines pour les joueurs

Oduro a aussi souligné le plaisir que les joueurs avaient de prolonger leur saison en atteignant la finale de l’Est pour une première fois dans l’histoire de l’équipe.

«J’ai été dans des situations où nous rations les éliminatoires à chaque année et c’est vraiment nul de rester à la maison et regarder les autres équipes jouer, a mentionné le vétéran de 11 saisons dans la MLS. Là, nous continuons à venir nous entraîner, à faire ce que nous adorons faire. Mais nous voulons aussi nous assurer qu’il ne s’agit pas de notre dernière semaine.»

Le capitaine Patrice Bernier apprécie particulièrement l’expérience de vivre ces beaux moments professionnels dans sa province natale.

«Je joue chez moi et c’est donc un peu plus intense que lorsque je jouais à l’étranger, a déclaré le Brossardois de 37 ans. Tu ne t’en sors pas ici. La famille, les amis, le club… je suis constamment ici. Mais je le vis bien. Et j’ai la chance de le vivre avec mes filles et j’en profite.»

En tant que capitaine, Bernier se retrouve aussi dans un rôle de grand frère pour le reste du groupe multiculturel de joueurs.

«Personnellement, j’ai joué à l’étranger et je comprends la réalité d’être un étranger dans une équipe, a noté Bernier, qui a aussi évolué en Norvège, en Allemagne et au Danemark au cours de sa carrière. Je dois m’assurer que chaque joueur sent qu’il fait partie de la famille de l’Impact de Montréal et que nous poussons tous dans la même direction.»

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