John Tortorella n’est pas vraiment celui qu’on imagine qu’il est. C’est du moins l’opinion de son patron avec les Blue Jackets de Columbus.

Le directeur général du club, Jarmo Kekalainen, a révélé que la perception tenace du public à l’endroit de son entraîneur de 58 ans n’est pas fondée.

«Très souvent, la perception du public d’une personne diffère beaucoup de ce qu’elle est réellement. C’est pourquoi je veux faire savoir qu’il est complètement différent de l’opinion que certaines personnes se font de lui comme entraîneur, a déclaré Kekalainen lors d’une récente entrevue.

«Il ne pense pas qu’il a toutes les solutions.»

Les Blue Jackets de Tortorella constituent la surprise dans la LNH jusqu’ici, eux qui occupent ex aequo le cinquième rang de la ligue avec une récolte de 32 points.

C’est un peu comme une résurrection pour un entraîneur dont les jours dans la LNH semblaient finis à la suite de son congédiement à Vancouver, un an seulement après son échec avec les Rangers de New York. Il a été le choix surprise pour remplacer Todd Richards comme entraîneur-chef des Blue Jackets au début de la saison dernière.

Dans ce court laps de temps, Kekalainen a découvert que Tortorella sait s’adapter beaucoup mieux qu’on le croit.

«Il veut apprendre. Il veut s’améliorer. Et il a vraiment modifié son approche du ‘coaching’, aussi bien l’aspect mental que le côté système de jeu, a soutenu Kekalainen. Il n’adopte pas un système de jeu qui n’est pas adapté au moment.»

Les événements des derniers mois ont pourtant démontré le contraire.

Tortorella a dirigé une équipe américaine avec une stratégie désuète à la Coupe du monde de hockey (l’équipe a perdu ses trois matchs) et il a ensuite épilogué sur les limites du temps de possession de la rondelle au début du mois dernier. Les Blue Jackets ont finalement terminé le mois de novembre (9-2-3) avec l’un des meilleurs temps de possession de la rondelle du hockey (52,4 pour cent).

En progression

Nikita Kucherov et Vladimir Tarasenko font belle figure depuis un moment maintenant. Mais les deux semblent avoir franchi une autre étape cette saison.

Le duo russe pointe deuxième (29 points) et troisième (27 points, à égalité avec Tyler Seguin) au classement des marqueurs, derrière le jeune prodige Connor McDavid des Oilers d’Edmonton. Kucherov produit présentement à un rythme qui pourrait lui permettre d’amasser 24 points de plus que son sommet personnel de 66 points de la saison dernière, tandis que Tarasenko a une cadence pour améliorer de 15 points son propre sommet de 74 points.

Qu’est-ce qui explique cette amélioration?

Pour Kucherov, c’est sa production à forces égales. L’attaquant de 23 ans, qui a mené le Lightning avec 41 points à cinq contre cinq l’année dernière, totalise déjà 20 points dans ces cironstances après seulement deux mois à la saison.

Un examen de sa production à cinq contre cinq atteste de cette augmentation:

But par 60 minutes de jeu: 1,44 (0,84 la saison dernière).

Assistance par 60 minutes: 1,44 (0,95)

Points par 60 minutes: 2,88 (1,80)

Le Lightning maintient un taux de tirs au but de 19,6 pour cent quand il est sur la glace, il y a donc une part de chance. Quoi qu’il en soit, l’ancien choix de deuxième ronde continue de produire avec régularité même si on le surveille davantage en l’absence du capitaine Steven Stamkos.

L’ascension de Tarasenko, à l’inverse, s’explique surtout par le jeu de puissance. Le joueur de 24 ans, avec 11 points en supériorité numérique, est quasiment à mi-chemin des 24 qu’il a obtenus la saison dernière.

Survivre sans Gaudreau

Johnny Gaudreau a marqué un but et ajouté une mention d’aide à son retour surprise dans la formation des Flames de Calgary, dimanche. Le joueur de 23 ans était censé rater de quatre à six semaines en raison d’une fracture du doigt mais il a effectué son retour au jeu après moins de trois.

Les Flames se sont bien tirés d’affaire sans lui, compilant une fiche de 6-3-1, pour une récolte de 13 points. Seuls les Blue Jackets ont fait mieux pendant cette période. L’étonnante tenue du gardien no 1 Chad Johnson, qui a obtenu deux jeux blancs pendant l’absence de Gaudreau, a aidé la cause de l’équipe.

Johnson est parmi les meneurs de la ligue pour les victoires (10), le taux d’efficacité (92,8 pour cent) et les blanchissages (3) cette saison.

Solides en désavantage

Peu d’équipes ont été en mesure de faire mal aux Hurricanes de la Caroline en désavantage numérique cette saison.

Après 25 matchs, les Hurricanes ont permis seulement six buts alors qu’ils avaient un joueur au banc des pénalités et seulement deux depuis le début novembre (95 pour cent). Le club a récemment disputé 12 matchs d’affilée sans en donner un seul. Cam Ward, avec un taux d’arrêts de 94,1 pour cent en désavantage numérique, a couronné les efforts de ses coéquipiers des unités spécialisées comme Jaccob Slavin, Ron Hainsey et Jay McClement.

L’entraîneur-chef Bill Peters a sans doute eu son mot à dire. À chacune de ses deux premières saisons avec les Hurricanes, l’équipe a cédé le moins de buts lorsque l’équipe adverse profite de l’avantage d’un joueur et elle est en bonne voie de faire de même cette année.

Kessel

La valeur de Phil Kessel était à son plus bas quand les Penguins l’ont acquis des Maple Leafs à l’été 2015. Ses débuts à Pittsburgh ont été quelque peu difficiles mais, depuis février, Kessel a retrouvé sa productivité d’antan, jouant un rôle de premier plan dans la conquête d’une quatrième coupe Stanley de l’équipe la saison dernière.

À ses 82 derniers matchs avec les Penguins (incluant les séries éliminatoires), Kessel totalise 29 buts et 73 points.

Le joueur de 29 ans est actuellement à égalité au neuvième rang des marqueurs de la ligue (24 points) et septième pour les passes (16).

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