MONTRÉAL — La planète football a connu une année 2016 marquée par des parcours historiques.

Chez nous, l’Impact de Montréal a atteint la finale de l’Est pour la première fois de son histoire en MLS, mais son parcours a pris fin par une défaite crève-coeur contre son grand rival, le Toronto FC.

En arrière-plan, la lune de miel a rapidement pris fin entre l’Impact et la légende ivoirienne Didier Drogba, qui a semblé revenir à Montréal à contre-coeur en 2016. Drogba a quand même connu quelques grands moments avec l’équipe, avant de faire ses valises.

Sur la scène internationale, c’est l’Islande qui a capté l’imaginaire avec un parcours inattendu à l’Euro 2016.

De bons débuts sans l’étoile

L’Impact a commencé sa campagne 2016 du bon pied en s’installant rapidement au sommet de l’Association Est, malgré une utilisation limitée de Didier Drogba.

Après tout, Drogba n’était pas revenu à Montréal par la grande porte malgré une fin de saison 2015 éclatante. Des problèmes à son ancien club Chelsea et des images prises de l’attaquant aux côtés du propriétaire Roman Abramovitch ont laissé croire que Drogba souhaitait revenir avec l’équipe anglaise, comme joueur ou même comme membre de l’équipe technique.

Drogba a ensuite retardé son début de saison, allant reprendre la forme au Qatar, plutôt qu’avec ses coéquipiers en Floride. Puis, souhaitant économiser ses genoux, Drogba a aussi évité les rencontres sur surface artificielle. Il a donc disputé seulement 60 minutes lors des six premiers matchs de la saison, marquant tout de même un but pendant que l’équipe compilait un dossier de 4-2-0.

Un long creux de vague

L’Impact n’a signé que cinq victoires de la fin avril à la fin septembre, compilant un dossier de 5-8-11 au cours de cette période. Il a donc glissé tranquillement au classement, sans toutefois se retrouver sous la ligne rouge.

Didier Drogba a connu quelques grands moments pendant cette période, marquant un but spectaculaire en fin de rencontre, le 28 mai, face au Galaxy de Los Angeles pour permettre à l’Impact de l’emporter, puis réussissant un deuxième tour du chapeau dans l’uniforme bleu-blanc-noir, le 23 juillet, dans un gain de 5-1 contre l’Union de Philadelphie.

La dissension entre Drogba et la direction de l’Impact a atteint son paroxysme le 16 octobre, quand l’Ivoirien de 38 ans a décidé de ne pas se présenter pour un match important contre le Toronto FC puisqu’il allait être exclu de la formation partante pour un troisième match de suite.

Le gardien Evan Bush a peut-être sauvé la saison de l’Impact avec un arrêt sur penalty pour préserver la victoire des siens, le 28 septembre, contre les Earthquakes de San Jose.

Des séries palpitantes

Peu d’observateurs donnaient cher de la peau de l’Impact en séries de la MLS, malgré quelques bonnes prestations en fin de saison. Mais l’Impact a souvent été à son meilleur au cours des dernières années quand il a le dos au mur et c’est ce qui s’est de nouveau produit cet automne.

L’Impact a offert des prestations chirurgicales pour passer à travers le D.C. United et les Red Bulls de New York et atteindre la finale de l’Est pour la première fois de son histoire.

Si le commissaire de la MLS, Don Garber, a qualifié la série Montréal-Toronto de «la plus excitante de l’histoire du circuit», elle est aussi passée à la postérité pour les mauvaises raisons. Quelques instants après la période d’échauffement du match aller, disputé devant 61 004 spectateurs au Stade olympique de Montréal, des employés ont dû repeinturer les lignes extérieures de la surface de réparation. Les arbitres venaient de constater que les surfaces étaient trop petites de quelques mètres et cette erreur a provoqué un délai de plus de 30 minutes.

Une fois le match commencé, l’Impact a mis un pied dans la porte de la grande finale en prenant les devants 3-0. Cependant, deux buts du Toronto FC ont finalement donné une saveur de défaite à la victoire.

Lors du match retour à Toronto, les deux équipes se sont échangé l’avantage dans un duel enlevant. Tout s’est finalement joué en prolongation, quand le TFC a inscrit deux buts rapides pour clore le débat et briser le coeur des partisans montréalais. Mince consolation pour ceux-ci, les partisans de leurs rivaux ont vécu la même sensation une dizaine de jours plus tard quand les Sounders de Seattle ont battu leurs favoris en tirs de barrage en grande finale.

L’Europe au rythme de l’Islande

Oui, le Portugal a remporté l’Euro 2016, mais ce n’est pas de ça dont on se souviendra du tournoi présenté en France. C’est plutôt du parcours inattendu de l’Islande.

Cette petite nation d’environ 300 000 habitants participait au tournoi pour la première fois de son histoire et personne n’aurait pu prédire voir l’équipe se rendre en quarts de finale.

Mais après des matchs nuls contre le Portugal et la Hongrie, ainsi qu’une victoire face à l’Autriche, l’Islande a pris le deuxième rang de son groupe pour accéder aux huitièmes de finale.

Devant l’Angleterre, l’Islande a alors signé sa victoire la plus spectaculaire en l’emportant 2-1. Son parcours a toutefois pris fin en quarts de finale, à la suite d’un cuisant revers de 5-2 face à la France.

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