TORONTO — S’il poursuit au même rythme, Auston Matthews pourrait connaître l’une des meilleures saisons recrue de l’histoire de la Ligue nationale de hockey.

Le patineur de 19 ans des Maple Leafs de Toronto a marqué deux buts, dont le but vainqueur en prolongation, dans la Classique du centenaire et mène maintenant toutes les recrues avec 20 buts et 32 points en 36 rencontres.

Le premier choix du dernier repêchage pourrait donc marquer 46 buts, ce que seulement six recrues dans toute l’histoire de la LNH ont réussi. Le dernier étant Alexander Ovechkin avec 52 en 2005-06. Auparavant, Teemu Selanne (76), Mike Bossy (53), Wayne Gretzky (51) Joe Nieuwendyk (51) et Blair MacDonald, qui avait 26 ans quand il a inscrit 46 buts pour les Oilers d’Edmonton, ont atteint cette marque.

L’exploit de Matthews pourrait être encore plus impressionnant.

Tout le monde sur cette liste, sauf Gretzky, était plus âgé que Matthews à sa première campagne. Et Matthews évolue dans une période où les gardiens sont plus gros et meilleurs et où il se marque moins de buts.

Quand Selanne a réussi 76 buts pour les Jets de Winnipeg, les équipes marquaient en moyenne 3,63 buts par match et le taux d’efficacité moyen était de ,885. Aujourd’hui, il se marque 2,73 buts et le taux d’efficacité moyen est de ,914.

Matthews ne profite pas des supériorités numériques pour faire bouger les cordages comme Ovechkin le faisait avec les règles resserrées de l’après-lock-out. Le Russe a marqué 21 de ses 52 buts en avantage numérique, en ajoutant 28 à égalité numérique. Ovehckin avait joué plus 450 minutes avec l’avantage d’un joueur. Matthews n’en jouerait que 220 au même rythme.

La jeune sensation des Leafs est également en voie de connaître la meilleure saison recrue à égalité numérique, lui qui inscrirait 39 buts en pareille situation s’il poursuit au même rythme. Cette récolte viendrait au deuxième rang, derrière celle de 52 de Sellane. Gretzky en a marqué 37.

Eric Lindros, qui était aussi âgé de 19 ans à sa première campagne avec les Flyers de Philadelphie en 1992-93, a marqué 32 buts à égalité numérique en 61 matchs. Mais il a accompli l’exploit dans une ligue où il y avait plus d’attaque, plus d’avantages numériques et moins de bons gardiens.

Que Matthews puisse atteindre ces plateaux, dans l’époque où il évolue et à son âge frappe d’autant plus l’imaginaire.

«Il ne me surprend plus, a déclaré Zach Hyman, son compagnon de trio depuis le début de la saison. Quand vous possédez un tir comme le sien et ses qualités, que vous êtes en mesure de générer des tas de tirs au but comme il le fait, vous allez marquer plusieurs buts.»

Cherchant peut-être à calmer le jeu, l’entraîneur des Leafs Mike Babcock a souligné à quel point le trio de Matthews a éprouvé des ennuis contre le premier trio des Red Wings, dimanche. Henrik Zetterberg et ses deux comparses ont inscrit trois buts pendant que Matthews et ses ailiers se trouvaient sur la glace, dont le but égalisateur d’Anthony Mantha, avec 1,1 seconde à faire.

L’Américain a aussi bien du mal à gagner ses mises en jeu: son taux de 44,1 pour cent est parmi les pires de la ligue.

Malgré tout, Babcock a commencé à faire jouer Matthews contre les meilleurs trios du circuit au cours des dernières semaines. Il l’avait protégé au cours des premiers mois en le faisant surtout entrer en jeu en zone adverse, contre les moins bons trios ou paires de défenseurs adverses, autant que possible. Mais il le fait de moins en moins.

«Je ne m’en soucie plus du tout», a admis Babcock.

En plus de voir son nom associé aux meilleures performances par une recrue dans la LNH, Matthews semble être destiné à fracasser les marques d’équipe chez les Leafs. Wendel Clark a inscrit 34 buts en 1985-86, tandis que Peter Ihnacak a récolté 66 points en 1982-83.

«Il est meilleur de jour en jour, a dit Babcock. Il deviendra plus rapide en zone neutre. Il jouera avec plus de rythme. Il comprendra davantage. Il deviendra tout simplement meilleur.»

Les statistiques sont tirées du site hockey-reference.com

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