Getty Images/iStockphoto Selon l’auteur, il y aurait un manque flagrant de ressources en français, axées sur le marché québécois.

Il n’y a pas d’âge pour commencer à planifier sa retraite. Sauf qu’il n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans les méandres du REER, du CELI et autres produits financiers.

C’est ce qui a poussé Michel-Olivier Marcoux, président de la firme Gestion de patrimoine ASF, à publier son premier livre, Investir (Éditions au Carré).

«Je rencontre beaucoup d’étudiants qui désirent mettre de l’argent de côté, explique l’auteur. Le problème, c’est qu’ils n’ont pas toujours les connaissances pour y parvenir. Certains ne comprennent pas, par exemple, la différence entre le REER et le CELI.»

En effet, si Michel-Olivier Marcoux note un réel engouement des jeunes pour l’épargne, il a constaté un manque flagrant de
ressources en français, axées sur le marché québécois.

«Je vois ce livre comme un outil de référence visant à aider les gens à mieux comprendre l’investissement en général, indique-t-il. Je veux leur faire réaliser que la finance, ce n’est pas si compliqué.»

reer-investir-couverture_c100Scindé en plusieurs chapitres, Investir démystifie divers sujets comme les fonds d’investissement, les véhicules de placement ou encore les assurances, tout en offrant un tour d’horizon des différents produits financiers existants.

«On vient y chercher ce l’on veut, insiste le président de Gestion de patrimoine ASF. Avec ses 170 pages, c’est un livre qui se lit très facilement et qui répond aux questions de base.» Dans son premier ouvrage, Michel-Olivier Marcoux dresse également la liste des pièges à éviter pour investir et épargner efficacement, en plus de partager ses meilleurs conseils afin de bien choisir son planificateur financier. «Ça peut faire sauver quelques dollars à un jeune qui commence à investir!»

Je rencontre beaucoup d’étudiants qui désirent mettre de l’argent de côté. Le problème, c’est qu’ils n’ont pas toujours les connaissances pour y parvenir. Certains ne comprennent pas, par exemple, la différence entre le REER et le CELI.» – Michel-Olivier Marcoux

La retraite, l’affaire de tous
Michel-Olivier Marcoux pense qu’il est important de planifier ses vieux jours, et ce, à n’importe quel âge.

«Nous allons tous prendre notre retraite un jour, rappelle-t-il. Plus tôt on commence à investir, plus longtemps l’intérêt composé s’accumule. On fait des intérêts sur notre intérêt; c’est ça, la magie des investissements.» Il remarque cependant que les préoccupations évoluent d’une tranche d’âge à une autre.

Alors que les étudiants perçoivent le REER comme un outil d’épargne, les jeunes professionnels l’adoptent pour profiter de ses
nombreux avantages.

«Quand ils commencent à gagner de l’argent, ils veulent le mettre à l’abri de l’impôt et bénéficier d’une déduction fiscale, rapporte Michel-Olivier Marcoux. Mais ils peuvent aussi s’en servir pour acheter un condo, tout en épargnant pour leurs vieux jours.»

L’expert tient également à rappeler que la planification de la retraite est plus que jamais d’actualité, notamment compte tenu de notre espérance de vie qui augmente.

«Aujourd’hui, les fonds de pension sont moins généreux, et on peut de moins en moins compter sur le gouvernement», se désole-t-il.

Michel-Olivier Marcoux estime que le rôle d’un planificateur financier est d’éduquer les gens, en particulier les jeunes. «Il y a des cours de sciences, mais aucun de finance, déplore l’auteur. On doit outiller pour la vraie vie.»

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