Mario Beauregard/Métro L'accident s'est produit sur la rue Saint-Denis proche du boulevard René-Lévesque Est.

Le décès du laveur de vitres Rafael Marchante, à Montréal en avril dernier, est attribuable en partie au positionnement de la grue «sur un sol instable», selon une enquête de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) dont les résultats ont été publiés lundi.

La CNESST a aussi déterminé que la grue avait été opérée au delà des limites de fabrication, et affirme que la planification du chantier a été déficiente. Le rapport conclut aussi que les dispositifs de sécurité de la grue avaient été contournés.

M. Marchante a perdu la vie alors qu’il lavait les vitres sur le campus de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). La grue avait basculé, projetant les deux travailleurs dans la nacelle au sol. La fléchette de la grue, une sorte de rallonge à la grue, a alors percuté M. Marchante à la tête, causant sa mort.

Selon le rapport de la CNESST, les travailleurs de l’entreprise Lavage de vitres Haute Performance inc. ont induit à la flèche de la grue, le bras qui retient la nacelle, un angle dangereux pour aller atteindre des vitres plus éloignées. Cela aurait mis plus de pression sur le stabilisateur arrière gauche, qui était posé sur un coussin de bois en raison du sol inégal. Ces deux facteurs ont permis à la grue de basculer, conclut le rapport.

Un constat d’infraction a été remis à l’employeur, et celui-ci doit fournir une attestation de la conformité de la grue. L’amende peut atteindre de 16 317 $ à 65 269 $ en cas de première offense, ou jusqu’à 326 349 $ en cas de récidive.

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