Projet Montréal s’inquiète que les investissements de la Ville dans les travaux routiers seront consacrés à des solutions temporaires plutôt qu’à des réfections durables.

Un amendement proposé au Plan triennal des immobilisations (PTI) 2017 – 2019 par le parti d’opposition pour que la Ville retire 205M$ de son programme de planage et revêtement pour plutôt l’investir dans le réfection routière a été défait au conseil de ville extraordinaire, lundi.

L’administration du maire de Montréal, Denis Coderre, prévoit consacrer quelque 400M$ à ses programmes complémentaires de planage-revêtement.

Selon la conseillère de ville pour Projet Montréal dans le district Maisonneuve–Longue-Pointe, Laurence Lavigne Lalonde, le revêtement n’est qu’une solution temporaire au déficit d’entretien des routes montréalaises. «Ça sert juste à mettre une mince couche d’asphalte à la grandeur de Montréal qui devrait durer selon certaines personnes cinq ans», a-t-elle affirmé en point de presse lundi. La réfection complète de la chaussée donnerait des résultats plus durables, avance-t-elle.

Son collègue à Projet Montréal et conseiller de ville dans le district François-Perrault, Sylvain Ouellet, abondait en ce sens. «Ma grand-mère avait un dicton qui disait, ‘on est trop pauvres pour s’acheter du cheap’, a-t-il illustré. Il faut savoir que c’est du PTI, on l’emprunte et on va le rembourser pendant 20 ans. Moi, payer pendant 20 ans une route qui va durer deux ans, c’est de la mauvaise gestion publique.»

Deux autres amendements déposés par Projet Montréal ont aussi été défaits. Un visait à transférer 9,5M$ prévus pour la réfection des terrains de baseball pour le consacrer à la réfection de terrains sportifs de toutes sortes. L’autre visait à bonifier le programme d’acquisition de terrains à des fins de logement social de 14M$ en puisant dans le budget prévu pour le projet d’amphithéâtre au parc Jean-Drapeau.

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