Montréal a fait officiellement acte de candidature pour accueillir une partie de la Coupe du monde de 2026 de soccer qui pourrait être organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

Selon les informations obtenues par Métro, cette compétition, si Montréal est choisie, se déroulera au Stade olympique. Aucune autre structure n’est en mesure d’accueillir plus de 50 000 spectateurs, une jauge jugée nécessaire pour la tenue d’un tel événement. Le stade Saputo, propriété du président de l’Impact de Montréal, Joey Saputo, ne contient actuellement que 20 801 places.

«Avec le nombre de villes intéressées par cette organisation, si on n’a pas au moins 50 000 places, ce n’est pas la peine de se mettre sur la liste», indique Francis Millien, ex-directeur général de la Coupe du monde féminine 2015, dont plusieurs matchs ont eu lieu dans la métropole québécoise.

Ce dernier a participé, depuis juin, à un comité de travail chargé de préparer la future candidature de Montréal. À l’issue de ces rencontres, Montréal a officiellement fait part de son intérêt à l’Association canadienne de soccer, vendredi dernier, pour l’organisation de cet événement.

«On a un beau passé dans la tenue de grands événements, reprend Francis Millien. Ce serait embêtant de laisser passer le train.»

L’Impact s’associerait également à cette candidature montréalaise puisque le stade Saputo  pourrait servir de lieu d’entraînement aux sélections nationales présentes au Québec durant cette compétition, a confirmé un porte-parole de l’organisation à Métro.

La toile du stade sera enlevée
Reste cependant à résoudre la problématique inhérente au Stade olympique. Ce dernier, outre le Mondial féminin en 2015, a déjà accueilli la Coupe du monde des moins de 20 ans pour les hommes (2007) et les femmes (2014). Ces matchs se déroulaient notamment sur gazon synthétique. Mais pour l’organisation du Mondial masculin, le cahier des charges est bien plus exigeant.

La FIFA, l’organisation mondiale qui gère la Coupe du monde, oblige la tenue de ces rencontres en plein air et sur un gazon naturel. Montréal a donc déjà planché pour trouver des solutions temporaires.

Le Stade olympique verrait, temporairement, sa toile être enlevée, afin d’être aux normes de la FIFA. «Nous n’aurions pas appliqué si nous n’avions pas une solution, indique Cédric Essiminy, porte-parole du Parc olympique. On est en mesure d’avancer qu’il existe des solutions.»

À ce jour, le Parc olympique ne souhaite cependant pas «dévoiler publiquement toutes ces technicalités». Celles-ci devraient être présentées «début 2018».

«On n’aurait pas montré notre intérêt pour la Coupe du monde si on n’avait pas tous les atouts dans notre poche.» – Cédric Essiminy, porte-parole du Parc olympique

Installer du gazon naturel n’inquiète pas, non plus, le Parc olympique. Ce dernier a déjà eu l’occasion de le faire au printemps 2010, lors d’un match amical entre l’Impact et le Milan AC. «Et depuis, les techniques ont évolué, souligne Cédric Essiminy. Ce n’est pas un enjeu qui viendra contrecarrer notre candidature.»

Dix matchs au Canada
Pour cette première Coupe du monde avec 48 pays, contre 32 actuellement, dix matchs auraient lieu au Canada et dix également au Mexique. Les États-Unis, principal organisateur de cet événement et hôte déjà du Mondial 1994, prendraient en charge 60 rencontres, dont la finale.

Comme durant les précédentes éditions, 12 stades seront retenus pour cette compétition qui se déroulera toujours sur 32 jours.

Au total, trois villes canadiennes devraient être choisies pour accueillir notamment des rencontres du premier tour et éventuellement, des matchs à élimination directe. Toronto, Vancouver, Edmonton, qui disposent tous d’une infrastructure adéquate, ont eux-aussi fait part de leur intérêt.

Ces trois pays, qui ont dévoilé leurs intentions en avril, devront cependant composer avec la récente candidature du Maroc. Après quatre essais (1994, 1998, 2006 et 2010) infructueux, le Royaume souhaite devenir le deuxième pays africain à accueillir la Coupe du monde, après l’Afrique du Sud en 2010.

La FIFA devrait rendre sa décision en mai 2020.

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