Chantal Lévesque Un train Azur.

La nouvelle ligne bleue devrait être en service en 2025, a annoncé mercredi la Société de transport de Montréal (STM). Il s’agit de l’une des principales nouvelles dévoilées dans le cadre de la présentation d’un plan stratégique, dont les grandes lignes étaient déjà connues, qui prévoit un investissement 8G$ pour les prochaines années.

Cette ligne bleue comprendrait cinq nouvelles stations et irait jusqu’à Anjou, a précisé la STM qui vise un début des constructions en 2021. Alors qu’aucun financement précis n’a été pour l’instant avancé par les différents paliers de gouvernement, le maire de Montréal a promis des avancées et une annonce «sous peu».

«Ça a toujours été dans les plans du gouvernement Couillard, ça va se faire», a indiqué Denis Coderre.

Du côté de Projet Montréal, on se montre perplexe. «On va faire possiblement cette annonce juste avant les élections [municipales, prévues le 5 novembre], mais tant que je ne verrais pas des crédits dans des lignes budgétaires, je n’y croirais pas, a souligné le conseiller de l’opposition, Craig Sauvé. C’est vraiment urgent et ça fait des années que ce dossier n’avance pas.»

Des trains Azur sur la ligne verte
D’ici 2025, la STM compte bonifier de 27% son offre de services dans le métro. Pour y parvenir, elle compte notamment sur l’arrivée de 14 trains Azur, qui devraient être disponibles dès septembre 2018. Ceux-ci s’ajouteront aux 38 anciens trains MR-63 qui seront remplacés par ces nouveaux métros, dont une vingtaine sont actuellement en service, uniquement sur la ligne orange. Cette dernière, qui peut accueillir entre 36 à 38 trains durant les périodes les plus chargées, utilisera en priorité ces nouveaux trains, qui seront également déployés sur la ligne verte.

Afin de désengorger les voitures, la direction de la STM a expliqué réfléchir à la possibilité d’augmenter la fréquence des trains en heure de pointe. Ceux-ci pourraient passer toutes les 2 minutes, ou moins, contre environ 2 minutes 30 actuellement.

Plus de bus hybrides
Le réseau de bus va également être grandement revu. Parmi les 1828 bus, d’une durée de vie de 16 ans, qui composent actuellement le réseau montréalais, 1230 d’entre eux, fonctionnant au diesel, vont être remplacés par des bus hybrides ou électriques. A partir de 2025, la STM espère d’ailleurs acheter uniquement des bus électriques. A cette flotte s’ajouteront également 347 bus hybrides et climatisés dans les 8 prochaines années, afin d’augmenter de 12% les services proposés.

Des consultations publiques vont également être menées par la STM qui prévoit une refonte complète de l’organisation de son réseau afin, notamment, de créer de nouvelles lignes dans les secteurs les moins desservis, comme Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles et Lachine.

41 stations avec ascenseur
La STM prévoit une augmentation de 53% des déplacements des personnes à mobilité réduite d’ici 2025. Alors que 12 stations sont actuellement universellement accessibles, uniquement sur la ligne orange, 24 le seront en 2020 et 41 (sur 68) vont être munis d’un ascenseur à la fin de ce nouveau plan, promet l’organisation. Parmi les nouvelles stations accessibles, la STM a évoqué notamment celle de Longueuil.

Lapplication iBus en approche
L’application qui permettra, avec son téléphone intelligent, de connaître l’avancée des bus en temps réel sera disponible à la fin de l’année, a indiqué la STM. Cette dernière, qui a multiplié les retards à ce sujet, a précisé que des tests sont actuellement menés par des employés.

La STM envisage également une plateforme unique pour acheter des titres de transports, pour le bus et le métro, via son cellulaire. Philippe Schnobb a également précisé vouloir y inclure les entreprises privées d’autopartage, BIXI et les trains de banlieue. Aucune date n’a cependant été avancée. «Plus besoin de faire la file pour acheter son billet. On prend le métro en achetant son billet en ligne ou on ouvre un compte, on se déplace et on paye plus tard. Ce n’est pas de la science-fiction, il y a des gens qui réfléchissent à ça partout dans le monde et à Montréal», a-t-il ajouté.

Pas de visages découverts
Alors que l’Assemblée nationale étudie le projet de loi 62 sur le respect de la neutralité religieuse, le maire Denis Coderre a une nouvelle fois fait part de son opposition sur une partie de ce texte. Selon l’ex-député libéral, l’obligation, pour un citoyen, d’avoir un visage découvert pour bénéficier de services ne peut s’appliquer à Montréal, notamment dans les transports en commun.

«Je ne pense pas que nos chauffeurs sont là pour décider qui rentrent ou non, a clamé Denis Coderre. À un moment donné, faudrait que l’on ait une discussion sérieuse. J’ai encore beaucoup de problème sur cette situation-là.»

Un avis partagé par le patron de la STM. «On ne veut pas donner cette pression-là à nos employés», a confirmé Philippe Schnobb.

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