Josie Desmarais/Métro

De plus en plus de véhicules sont remorqués pendant les opérations de déneigement, selon les données publiées par la Ville de Montréal. Toutefois, l’administration assure qu’il n’y pas davantage de perte de temps qu’avant.

Il y a cinq ans, environ 5500 remorquages étaient effectués à chaque opération de chargement de la neige. L’an dernier, c’était au-delà de 8500 en moyenne, et, jusqu’à maintenant cette année, c’est plus de 7700.

En 2015-2016, année où l’application InfoNeige était disponible dans presque tous les arrondissements, un hiver doux n’avait provoqué que 4 chargements et quelque 26 000 véhicules avaient été remorqués, soit 6577 par opération en moyenne. L’an dernier, 42 884 véhicules ont dû être déplacés pour permettre le passage des déneigeurs au cours des 5 chargements de la neige, soit quelque 8500 à chaque fois. Cet hiver, 46 337 véhicules ont déjà été remorqués pendant les six opérations qui ont été lancé, soit 7700 en moyenne par chargement.

«Les commentaires que j’ai eus sont que cet hiver, c’est dans la moyenne. Il n’y a pas d’augmentation marquée sur le terrain», rapporte toutefois le responsable du déneigement à la Ville et maire de Verdun, Jean-François Parenteau.

M. Parenteau juge que cette hausse est «difficile à expliquer», mais avance comme raison des «données plus fiables» depuis que le déneigement a été centralisé il y a trois ans.

«Le nombre de véhicules sur l’île augmente», ajoute-t-il. S’il est vrai que le parc automobile a crû d’environ 6% depuis 6 ans, selon les données de la Société d’assurance automobile du Québec, la hausse des remorquages pendant les opérations de déneigement dépasse 30% pour la même période.

Le maire de Verdun espère que les gens ne restent pas stationnés volontairement aux endroits où cela est interdit. Depuis que les opérations de déneigement sont centralisées, elles sont effectuées sur une plus courte période, ce qui fait que, pendant ce temps, les places de stationnement sont plus rares qu’avant.  «Ça serait inacceptable. Ça retarde les opérations quand il y a beaucoup de remorquages. Ce n’est pas payant pour la Ville, même si on donne une amende. Il y a une ou deux remorques par convoi. Si j’ai beaucoup de voitures sur une rue, ça peut finir par coûter de l’argent», explique Jean-François Parenteau.

Dans les huit journées les plus occupées des deux dernières années – quatre par hiver –, la Ville a dû remorquer environ deux voitures chaque minute en moyenne.

Cette année, tous les déneigements se sont faits dans les temps, soit un maximum de cinq jours, mais diminuer le nombre de remorquages permettrait d’accélérer le processus. C’est d’ailleurs ce que la Ville souhaitait en lançant l’application InfoNeige, il y a quatre ans, mais cela n’a pas eu l’effet escompté.

Périodes de pointe
Il est impossible d’établir une corrélation entre le nombre de remorquages et la quantité de neige reçue. Par exemple, la plus grosse tempête de cette saison a entraîné des accumulations de 36 centimètres les 12 et 13 janvier derniers et 5343 véhicules ont été remorqués dans l’opération qui a suivi. C’est le deuxième plus petit compte de l’année.

Les chargements problématiques sont plutôt ceux qui ont été lancés à la suite de la première tempête de la saison, le 12 décembre (8269) et celui qui a suivi le verglas à la fin janvier (8250). Constatant l’accumulation de glace, la Ville avait d’ailleurs reconnu son «erreur» de ne pas avoir lancé ce chargement plus tôt.

Jean-François Parenteau précise que l’administration tente d’éviter les chargements la fin de semaine «parce que les gens déplacent moins leur auto».

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Arrondissements centraux
C’est sans surprise dans les arrondissements centraux que le plus grand nombre de remorquages sont effectués. Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, l’arrondissement le plus populeux, trône au sommet chaque saison depuis trois ans. Le Plateau-Mont-Royal et Ville-Marie suivent.

«Dans les quartiers centraux, on n’a pas de place pour contourner les véhicules, donc ça a un impact majeur», indique M. Parenteau.

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