Minas Panagiotakis/Getty Images

Des épisodes de pluie ont de nouveau dérangé le déroulement de la Coupe Rogers cette année, ramenant à l’avant-plan l’idée d’installer un toit rétractable au stade IGA. Selon la Ville de Montréal, les négociations pour réaliser ce projet sur le court central vont bon train.

Lors de sa traditionnelle conférence de presse de fin de tournoi, dimanche, le directeur du tournoi montréalais, Eugène Lapierre, a affirmé que des lignes avaient déjà été lancées aux gouvernements.

«On a présenté un plan d’affaire aux différents paliers de gouvernement, a-t-il lancé. Donc, ils connaissent notre opinion là-dessus, et ça va commencer avec la Ville de Montréal. Je pense qu’on a une bonne oreille [de leur part].»

«On verra dans les prochains mois, a-t-il ajouté. Moi, j’ai bon espoir que, d’ici quelques années, on puisse arriver au bout de ce projet.»

Contacté à ce sujet, l’attaché de presse du cabinet exécutif, Youssef Amane, a confirmé le soutien de la Ville par rapport au toit. «Notre administration a discuté du projet avec M. Lapierre, a-t-il indiqué. Nous avons eu d’excellents contacts avec Tennis Canada et le projet suit son cours. Nous appuyons évidemment la démarche sérieuse de Tennis Canada avec l’ensemble de ses partenaires.»

M. Amane n’a pas pu préciser si l’appui de Montréal serait politique ou financier. «C’est ce qu’on regarde avec Tennis Canada, a-t-il dit. Mais la communication est très bonne.»

Pour ce qui est de l’engagement des administrations fédérale et provinciale, M. Lapierre a soutenu qu’il n’y avait pas encore eu de réponse concrète. «Il n’y a pas eu de réponse parce que c’est le genre de projet qui va toucher la Ville, a-t-il expliqué. Il faut que la Ville embarque. Les autres paliers ne viendront pas [s’immiscer là-dedans avant].»

La Ville verse chaque année une somme d’environ 1,6M$ à Tennis Canada pour le stade IGA. Cela inclut une somme de 86 000 dollars par année pour des travaux d’entretien majeur.En entrevue au Journal de Montréal il ya quelques jours, M. Lapierre a estimé le coût d’un toit à environ 70M$.

La pluie a fait des dommages en début de tournoi, cette année, forçant les organisateurs de la Coupe Rogers à reporter plusieurs matchs. Certaines joueuses ont même dû jouer plusieurs fois dans la même journée, à des intervalles très serrés.

Très peu de tournois de la Women’s Tennis Association (WTA) offrent actuellement des toits rétractables. Si Montréal se dotait d’une structure du genre, son tournoi deviendrait le premier de sa catégorie, la catégorie Premier 5, à le faire. Dans la catégorie supérieure, Premier mandatory, seuls les tournois de Madrid et Pékin ont fait le choix de poser des toits.

Le tournoi majeur de Roland-Garros deviendra le dernier du Grand Chelem à faire de même lorsque son nouveau toit rétractable sera inauguré, en 2020.

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