Denis Beaumont/Métro Denis Coderre

Rendre Montréal plus techno fait partie des sept priorités du candidat à la mairie Denis Coderre.

«Créer une ville intelligente, ce n’est pas une mode passagère. Une ville intelligente, c’est plus qu’une ville branchée. Ce n’est pas la solutions à tous les problèmes, mais c’est un excellent moyen de se rapprocher des citoyens, de leur donner plus de pouvoirs et de rendre la ville plus verte, plus riche et plus efficace», a déclaré mercredi M. Coderre lors du webcom, une conférence sur les nouvelles technologies.

Selon Denis Coderre, dans une ville intelligente, les abribus ont des écrans qui donnent des informations en temps réel, les sourds ont une application pour que leur téléphone les avertissent quand leur arrêt d’autobus approche, les rues disposent de capteurs pour guider les automobilistes vers le parking le plus proche, les citoyens peuvent alerter par internet la Ville lorsqu’un lampadaire est brisé ou comparaître en cour municipale par vidéoconférence à partir de leur bureau d’arrondissement.

«Dans une ville intelligente, ça ne prendrait pas quatre heures pour alerter les citoyens qu’il faut faire bouillir l’eau», a ajouté M. Coderre. Ce dernier n’a pas voulu chiffrer ce projet, qui passe notamment par le fait de rendre la ville 100% wi-fi. Citant les expériences et les groupes déjà existants, M. Coderre a conclut que «la plupart des instruments sont en place. Il ne manque plus qu’un chef d’orchestre».

Quand on l’interroge sur l’open data et sur les types de données qu’ils rendrait ouvertes en priorité, M. Coderre reste plutôt vague. Dans sa réponse, on retrouvait pèle-mêle les concepts de «traçabilité du processus décisionnel», d’«authenticité», «de changement de culture» ou «d’amélioration des services».

L’un des piliers du mouvement open data à Montréal, Jonathan Brun, aurait préféré entendre qu’un Montréal dirigé par Denis Coderre rendrait publiques, en ligne, toutes ses dépenses, comme à New York, le nom de tous les entrepreneurs avec qui elle fait affaire, pour pouvoir déceler plus facilement les cartels, ou relâcherait les données concernant les inspections de salubrité des restaurants et des logements, comme à Vancouver.

Même si Montréal a entrepris plusieurs démarches depuis deux ans pour prendre la voie de l’open data, la Ville a au moins dix ans de retard sur New York clame Jonathan Brun. L’organisme qu’il a fondé, Montréal Ouvert, enverra d’ailleurs un questionnaire à tous les candidats aux élections municipales pour mesurer leur volonté de prendre le chemin de l’open data.

De son côté Cyrille Béraud, président de Savoir Faire Linux, ne croit pas que Denis Coderre soit le meilleur ambassadeur pour porter le concept de villes intelligentes.

«Les smart cities, ce n’est pas un buzzword. Il y a derrière cela une théorie, une vision du monde axée notamment sur l’environnement et la citoyenneté. C’est une réponse à la crise du capitalisme. Alors voir Denis Coderre reprendre ce thème, ça laisse une impression d’imposture», clame M. Béraud, en référence à la feuille de route controversée du candidat Coderre.

Nouvelle recrue
Le journaliste de Radio-Canada Philippe Schnobb fera partie des candidats d’Équipe Denis Coderre pour Montréal. M. Schnobb a notamment couvert la scène municipale pendant cinq années. On saura cette semaine dans quel arrondissement il se présentera.

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