«Montréal a la réputation d’être une ville où l’on retrouve beaucoup d’animaux abandonnés», a affirmé lundi Alan DeSousa, maire de l’arrondissement de Saint-Laurent, lors d’un point de presse visant à sensibiliser la population face à ce problème.

La quantité de chiens et de chats laissés dans la rue à Montréal dépasserait en effet celle des autres grandes villes canadiennes, selon Johanne Tassé, fondatrice des Centres d’adoption d’animaux de compagnie du Québec. «Notre organisation doit envoyer des animaux vers des services d’adoption de Toronto, pour qu’ils puissent trouver une famille», a souligné Mme Tassé.

Entre le 1er mai 2008 et le 31 décembre 2011, plus de 1 300 chiens montréalais ont ainsi trouvé un nouveau foyer à Toronto, car les refuges pour animaux sont surpeuplés à Montréal. À un point tel que beaucoup d’animaux doivent y être tués, déplorent à la fois Mme Tassé et Helen Lacroix, fondatrice du centre Animatch. La situation est pire lors de la période du déménagement qui a lieu au début de l’été.

L’avocate Toni Andréa Belschner croit que le problème diminuerait si davantage de propriétaires acceptaient les animaux de compagnie dans leurs logements locatifs. «En Ontario, les propriétaires ne peuvent pas légalement refuser que les locataires aient des animaux de compagnie, à moins qu’il puisse prouver que l’animal cause un dommage ou une perturbation», a fait remarquer Mme Belschner. Elle recommande qu’au Québec, les propriétaires puissent demander aux locataires un dépôt qu’ils pourraient garder en cas de dommage causé par l’animal, une pratique actuellement interdite. «Ça pourrait rassurer les propriétaires, qui seraient alors plus ouverts à accepter les animaux», a-t-elle précisé.

En attendant de tels changements législatifs, M. DeSousa, a tenu à prodiguer des conseils aux propriétaires de chiens: garder si possible leurs animaux, les stériliser pour aider à contrer la surpopulation et les identifier avec un collier pour qu’ils puissent leur être retournés en cas de perte. Il encourage également tous les citoyens à considérer l’adoption d’un animal orphelin.

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