Des élèves de 6e année observent la borne interactive d'Allô Prof.

Accessibles depuis un an dans les services de garde de la Commission scolaire de Montréal et à l’hôpital Sainte-Justine, les bornes interactives d’Allô Prof font maintenant leur apparition dans les bibliothèques de Montréal.

La bibliothèque Saint-Charles, dans le Sud-Ouest, a été choisie pour accueillir le projet pilote en raison sa proximité avec deux écoles primaires et de sa fréquentation élevée, explique la directrice générale d’Allô Prof, Sandrine Faust. À la sortie des classes, de 25 à 40 enfants font leurs travaux scolaires à la bibliothèque Saint-Charles.

Munie d’un ordinateur, d’un clavier et d’un casque d’écoute, la borne interactive se veut un complément au système SOS DEVOIRS offert sur le site jeunesse des bibliothèques de Montréal.  En plus de permettre d’entrer en communication avec un professeur, la borne interactive propose des exerciseurs, des capsules vidéo sur des notions précises, des forums d’entraide, une bibliothèque virtuelle et des jeux qui permettent d’assimiler de la matière de façon ludique.

«On espère que de 20 à 25 personnes utilisent la borne chaque soir pour des besoins ponctuels», affirme Mme Faust.

Cette borne d’une valeur de 5 000$ a été entièrement financée par Rio Tinto Alcan.

À la bibliothèque Saint-Charles, on accueille avec enthousiasme l’arrivée de cette borne interactive. «On a pas toujours la capacité d’aider les enfants avec leurs devoirs lorsqu’ils sont nombreux, explique Marie-Christine Lamarre, bibliothécaire à la bibliothèque Saint-Charles. Avec la borne, les enfants vont pourvoir s’aider de façon autonome, développer des habiletés puis trouver une ressource, surtout pour ceux dont les parents ne parlent ni français, ni anglais. »

Allô Prof entend documenter l’impact de ce projet avant d’aller de l’avant avec l’implantation de bornes supplémentaires dans une bibliothèque. Si seconde borne il y a, Sandrine Faust espère qu’elle sera implantée dans le centre sud, en raison des besoins présents dans ce secteur. «C’est quand même un milieu défavorisé où l’indice de décrochage scolaire est assez élevé», fait-elle valoir.

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