Yves Provencher/Métro Les habitants de Pointe-Saint-Charles tentent de faire respecter un accord entre le groupe Mach et la Ville de Montréal qui interdit aux camions de la compagnie de circuler à travers le secteur résidentiel.

Une rencontre cette semaine entre le groupe Mach, une compagnie immobilière, et l’Agence métropolitaine de transport (AMT) pourrait mettre fin au cauchemar des citoyens de Pointe-Saint-Charles.

Ces habitants fustigent le passage des camions lourds du groupe Mach dans leur secteur résidentiel. Les véhicules devraient plutôt passer par le boulevard Marc-Cantin, un boulevard à l’extérieur du quartier et qui mène à un passage construit par l’AMT, selon le maire de l’arrondissement Sud-Ouest, Benoît Dorais. Celui-ci se réfère à un accord de développement signé en 2012. En empruntant ce chemin, les camions peuvent se rendre au site de construction d’immeubles résidentiels du groupe Mach.

«Mais le groupe Mach est actuellement en litige avec l’AMT pour l’expropriation du terrain, car ils ne s’entendent pas sur le prix, affirme le maire Dorais. Pendant ce temps, l’AMT refuse de laisser les camions passer sur le chemin Marc-Cantin. Mais le tribunal administratif vient de déterminer le prix de dédommagement que l’AMT doit donner au groupe Mach. Ils doivent s’asseoir ensemble cette semaine pour s’entendre sur la circulation des camions Mach.»

Pendant ce litige, le groupe Mach utilise une autre clause de l’accord de développement pour sa circulation au sein du quartier résidentiel, et les citoyens s’en désolent.

«Il y a une clause qui dit que les camions pouvaient passer dans le quartier dans les 120 jours suivant le début de la construction du passage de l’AMT si c’est pour le projet résidentiel. La manière dont la Ville-Centre a écrit la clause permet au groupe Mach de se dire que, comme ils ne peuvent pas l’utiliser, il peuvent passer par le quartier», soutient M. Dorais.

Pourtant, le maire Dorais soutient vivement les contestation des résidants. «Pour moi la clause qui importe le plus et qui a toujours été un contrat social, c’est qu’il n’y a pas de camionnage lourd dans le quartier, et qu’ils sont obligés de circuler sur Marc-Cantin», s’exclame le maire.

Le service juridique de la Ville examine actuellement cette interprétation.

L’AMT a assuré à Métro que ce passage et le boulevard Marc-Cantin est sous la propriété du CN.

Le CN a quant à lui affirmé que ces routes sont sous la responsabilité de l’AMT et que le différent en question est bel et bien entre le groupe Mach et l’AMT. Une position que le maire Dorais soutient.

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