Yves Provencher/Métro Johanne Savard, ombudsman de Montréal

Le Bureau de l’ombudsman de Montréal a traité 1348 dossiers, en 2013, soit beaucoup moins qu’au cours des deux dernières années.

L’ombudsman de Montréal, Me Johanne Savard, qui a rendu public son rapport annuel mercredi, a expliqué que le défi de son équipe est de faire connaître ses services, qui représentent, selon elle, «le dernier recours» pour les citoyens.

«Il y a beaucoup de gens qui pourraient bénéficier des services qu’on rend, mais ils ne viennent pas nous voir simplement parce qu’ils ne savent pas qu’on existe», a-t-elle déclaré. Pour remédier à la situation, la protectrice du citoyen montréalais entend notamment miser sur les réseaux sociaux.

Le Bureau de l’ombudsman, qui a été fondé en 2003, devrait traiter de 1200 à 1500 dossiers par année, d’après Johanne Savard. Elle a précisé qu’au fil des ans, des problèmes ont été définitivement réglés grâce à son intervention.

En 2011, pas moins de 1513 dossiers étaient passés entre les mains de l’ombudsman montréalais. L’année suivante avait été «exceptionnelle», a indiqué Me Johanne Savard, puisque 1745 dossiers ont été examinés par son équipe.

Deux recommandations

Au cours de l’année 2013, l’ombudsman de Montréal a initié 216 enquêtes approfondies et a réussi à en terminer 156. Le tiers de ces dossiers ont été réglés à l’amiable, mais dans deux cas, l’ombudsman a formulé des recommandations. L’une a été acceptée, l’autre refusée.

Recommandation acceptée: L’ombudsman a suggéré à l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM) d’assouplir ses règles touchant l’accessibilité à un loyer modique. Une mère de neuf enfants a quitté de façon précipitée son logement en raison de problèmes de violence. Elle contrevenait aux règles de l’OMHM puisqu’elle avait quitté sans préavis et qu’elle laissait un solde impayé. Selon les règles de l’OMHM, elle ne pouvait pas avoir accès à un logement abordable avant cinq ans. Après l’intervention de l’ombudsman, l’OMHM a accepté d’inscrire la mère de famille sur sa liste d’attente lorsqu’elle aura payé son dû.

Recommandation refusée: L’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie a refusé de donner suite à une recommandation de l’ombudsman de Montréal, qui jugeait la demande de permis de deux citoyens handicapés pour l’installation d’une plateforme élévatrice sur le devant de leur immeuble conforme au règlement d’urbanisme. L’arrondissement a proposé comme accommodement raisonnable de disposer la plateforme à l’arrière de l’immeuble et trouver un déneigeur pendant l’hiver. L’ombudsman trouvait cette solution irréaliste. Les deux citoyens ont préféré déménager sur la Rive-Sud. La maire de l’arrondissement, François Croteau, a confié au Devoir que l’ombusdman menait une «guerre personnelle» à son égard, ce à quoi Johanne Savard a répondu par la négative. Elle devait communiquer avec M. Croteau.

Les arrondissements les plus souvent visés par les plaintes

Des arrondissements sont plus souvent visés que d’autres dans les plaintes présentées à l’ombudsman de Montréal. Cette dernière a précisé que ce n’est pas leur gestion qui est cause, mais bien leur nature propre (densité de la population, mixité sociale, âge des infrastructures, etc…).

  • Ville-Marie: 76 plaintes
  • Plateau–Mont-Royal: 71 plaintes
  • Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce: 66 plaintes
  • Rosemont–La Petite-Patrie: 65 plaintes

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